Nouveau

François Duprat, 40 ans après

Portrait de François Duprat, congrès d’Ordre Nouveau.

Par Nicolas Lebourg

Ce 18 mars 2018 était la date anniversaire des quarante ans de l’assassinat de François Duprat. Ce dernier est un personnage auquel Joseph Beauregard et moi-même avons consacré force énergie. Vous pouvez toujours consulter en ligne le webdocumentaire de 2011 que nous fîmes – voir ici un entretien sur la démarche que nous avions eu. Je conseille bien plus cette version originale que les montages que l’on en trouve sur les plateformes vidéos, effectués par des internautes. Ces derniers veulent certes proposer une vidéo d’un seul tenant, censément plus pratique que le système de chapitres que nous avions utilisé. Néanmoins on perd ainsi les frises et notices que nous avions faits et qui me paraissent utiles – on passe à de la « simple » vidéo plutôt que d’utiliser l’ensemble des moyens du web. Si le webdoc fut conçu pour être lu dans n’importe quel sens de visionnage le mieux est néanmoins de le lire par lignes.

Parmi les divers billets qui évoquent ici François Duprat, signalons celui-ci où, après diverses interventions médias lors de la parution de la biographie chez Denoël, nous nous étions avec Joseph Beauregard interrogés l’un l’autre sur le sens de ce travail (exercice plus critique que nombriliste).

Dans Slate, j’ai publié hier un article revenant sur ces 40 ans. Quelqu’un qui a lu notre biographie pourra noter que le fait que l’agent traitant de Duprat à la Police judiciaire soit un membre du Bureau de Liaison, service officieux de lutte contre les tenants de l’Algérie française, est une information qui n’y figurait pas. Effectivement, d’une part, ce policier est depuis décédé, ce qui permet d’être plus explicite, d’autre part j’ai continué à collecter des archives.

L’article évoque les réactions à l’extrême droite quant à cet anniversaire. Globalement, il n’y a rien eu d’intéressant, et l’émission de la web-radio nationaliste Radio Libertés parvient à ne quasiment pas donner une seule information juste. Je me permets de plutôt conseiller l’émission « Affaires sensibles » de France Inter, autrement préparée. Il est quand même assez symptomatique que l’extrême droite ne sache pas gérer la mémoire d’une de ses figures, assassinée dans un attentat à la bombe… La seule chose vraiment pertinente provient de la maison d’éditions de Christian Bouchet, Ars Magna, qui propose un recueil de textes politiques de François Duprat, dont certains sont issus du moment où son hebdomadaire Les Cahiers européens ne tirait qu’à une poignée d’exemplaires.

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