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« Bicots », « bougnoules », « ratons », « crouilles »… « beurs » ou « rebeux » ?

Par Jean-Loïc Le Quellec

Beur est le verlan d’arabe, utilisé pour désigner les enfants d’émigrés maghrébins dans les années 1980, donc après que l’immigration de main-d’œuvre eut été suspendue en 1974. En effet, l’appellation « Maghrébins » ne pouvait guère s’appliquer à eux, qui sont nés et vivent en France. Et « immigré de la deuxième génération » ne veut strictement rien dire, s’agissant de personnes nées en métropole, et donc aucunement « immigrées ». Dans un récit en grande partie autobiographique et qui fut porté à l’écran[1], Soraya Nini écrivait: « Il paraît que je suis une beurette, c’est-à-dire une enfant d’immigrés. En tout les cas, moi, je sais que mon père et ma mère s’appellent monsieur et madame Nalib, et que je suis leur fille. Cela m’est égal de savoir s’ils sont immigrés ou pas »[2].

Le terme a rapidement connu un certain succès: Radio-Beur apparaît en 1982, l’année suivante la marche pour l’égalité et contre le racisme est surnommée « Marche des Beurs »,  en 1986 l’humoriste Smaïn crée un one-man-show intitulé « A star is beur », Beur-FM commence à émettre en 1989, Beur-TV en 2003, et de nombreuses associations et compagnies artistiques apparaissent bientôt, qui incorporent ce mot dans leur intitulé: Blanc Beur Noir, Black Blanc Beur, Blanc Jaune Beur Noir, Mouvement Citoyen Black-Beur, Beur de l’Est, etc. Il est à noter que lorsque la loi du 9 octobre 1981 accorda la liberté d’association aux étrangers, il s’ensuivit une véritable effervescence associative[3]. Les jeux de mots avec « beur » sont faciles, et se concrétiseront dans le titre d’associations comme Bretons Purs Beurs ou Remem’beur. Les 3-4 décembre 1983, le quotidien Libération titre: « Happy beur day to all! » L’analogie avec le beurre conduit à des titres comme Le Beur et l’argent du beur, roman policier publié en 1987 par G. Pierquin[4]. Dans Déterminé, le rappeur Rohff (alias Housni Mouboi) scande: « Nous on a le beurre, l’argent du beurre et toutes les Beurettes ». Passe encore, mais d’autres astuces sont moins innocentes, à l’instar de ce titre de l’hebdomadaire d’extrême droite Minute: « Le petit Beur protégé par les huiles »[5]. Et Maurice Tournier rapporte qu’en 1987, au congrès national de la CFTC à Versailles, un des délégués syndicaux se tailla un franc succès en s’écriant: « Après nous avoir fait bouffer du bougnoule, on veut nous faire bouffer des petits beurs? »[6]

Au-delà du racisme de son auteur, cette apostrophe illustre bien que « bougnoule » remontait à la génération antérieure. Cela conduit à s’interroger sur ce mot qui fut popularisé par les Poilus, et qui vient du wolof « Noir ». Édouard Guillaumet le décrivit en 1899 comme un « terme ouloff pour désigner les aborigènes du Sénégal et du Soudan »[7]. De fait, il était déjà attesté en 1896 dans les Souvenirs de la campagne du Daohmey, de Frédéric Schelameur[8]. En wolof, bu ñuul veut dire « le Noir », ainsi qu’il apparaît dans les glossaires français-wolof du dix-neuvième siècle[9]. La Revue Socialiste, éditée par la Section Française de l’Internationale Ouvrière, publia en 1907 un article du Dr. Barot-Forlière consacré au « criminalisme colonial » dans lequel l’auteur prenait soin d’expliquer à ses lecteurs le sens des termes « bougnophile » et « bougnophobe »: « Ces mots bizarres d’argot colonial » — écrivait-il alors — « signifient ami ou ennemi des Noirs, dédaigneusement surnommés les Bougnouls »[10].

L’enquête conduite durant la Première Guerre mondiale par Gaston Esnault, et portant sur la langue des soldats, lui permit de confirmer que ce mot avait bien d’abord servi pour « tous les sauvages », avant de se spécialiser pour « désigner le troupier en tant que corvéable ». En effet, dans la langue des coloniaux, « Noir » et « Indigène » étaient pratiquement synonymes de « stupide », et donc de « tête à corvée », ce que Gaston Esnault illustrait ainsi: « L’idée Indigène à tête plus ou moins sotte engendre celle d’Imbécile corvéable ». C’est la raison pour laquelle à Brest, en 1911, le chemin de fer départemental fut surnommé « train bougnoul », puisqu’il servait « surtout aux paysans de l’arrondissement, ces indigènes »[11]! Il semble que ce soit pendant la guerre de libération de l’Algérie que le sens de ce mot a fini par ne plus désigner que les « Arabes » d’Afrique du Nord.

Une autre appellation très dévalorisante leur fut également donnée: bicots, attestée depuis au moins 1898 et qui est une abréviation d’« arbicots », construit par suffixation sur arbi au sens d’« arabe »[12]. Là encore, il s’agit, au départ, d’un terme d’argot militaire, utilisé pour désigner tant les arabophones que les berbérophones, mais parfois aussi les Sénégalais[13]. En arabe, ’arab (عَرَب) est un nom collectif, dont le singulatif est ’arabī (عَرَبي) pouvant se prononcer ’arbī. Il a été suggéré que le suffixe -co(t) de « arbicot » aurait pu être motivé par l’italien arabico « arabe », mais, même si ce n’est peut-être pas le cas, il s’intègre fort bien à la série des termes argotiques en -co(t), comme taco « taxi », musico « musicien », moco « marin », dico « dictionnaire » et, pour ce qui concerne un autre exonyme, Prusco « Prussien ». En 1935, dans sa chanson intitulée « L’internationalisation », le comique troupier Gaston Ouvrard préconisait la multiplication des mariages mixtes pour arriver à supprimer les guerres, en prenant pour exemple sa propre famille, puisque « mon père », chantait-il plaisamment, vient de marier « ma sœur Noémie à un Hidalgo, ma sœur Pulchérie à un Arbicot, ma sœur Eulalie à un Espagnol, ma sœur Euphélie à un grand Mongol, ma sœur Euphrasie à un Écossais, ma sœur Nastasie à un Javanais, ma sœur Eugénie à un Suédois, et la grosse Julie à un Iroquois. » Ces mariages mixtes se renouvelleront à chaque génération, ajoutait-il et…

Naturellement ces mariages

Se f’ront partout réciproqu’ment,

Jaunes et Noirs, Blancs et Sauvages

Se mélangeront maritalement.

Les gosses changeront de territoire

Et en f’ront d’autres un peu partout,

C’qui fait qu’dans la prochaine histoire

Y’aura plus de peuples du tout !

Et comme on s’y r’connaîtra guère

Ce s’ra macache pour faire la guerre

Car de mes sœurs trois fois mamans

Voici ce que s’ront les enfants:

Ceux de Noémie franco-italiano-chinois,

Ceux de Pulchérie arbicoto-franco-danois,

Ceux de l’Eulalie franco-anglico-espagnols,

Ceux de l’Euphélie martinico-franco-mongols,

Ceux de l’Euphrasie écosso-francoco-roumains,

Ceux de Nastasie franco-javo-américains,

Ceux de l’Eugénie suédo-franco-sénégalais

Ceux d’la grosse Julie iroco-congolo-français.

Viv’ment qu’on la mette en action

L’internationalisation !

Dans cette chanson, l’emploi d’« arbicot » n’était pas spécialement dévalorisant, mais d’autres causes ont pu contribuer au succès de cette appellation. D’une part l’arbi, « l’Arabe », consonnait avec « larbin », et l’on retrouve alors une motivation comparable à celle qui fit des bougnoules des corvéables. Puis l’arbi, devenu l’arbicot, est devenu bicot par aphérèse, et fut bientôt raccourci en bic et bique. Par ces appellations, l’Arabe fut donc considéré comme une bique ou un chevreau (bicot), avec toutes les connotations qu’on peut alors imaginer.

Une telle animalisation des étrangers est hélas un phénomène répandu[14]. Laurent Bègue rappelle qu’il existe en effet « une riche animalerie de la haine que l’ethnocentrisme humain mobilise sous tous les cieux lorsqu’il s’agit de désigner les membres dépréciés d’autres groupes »[15]. Il est extrêmement commun, il est vrai, qu’un groupe d’humains en considère un autre comme étant composé de cafards, si ce n’est de singes, chiens, cochons, parasites, cancrelats, punaises ou, très souvent, de rats. Ainsi, les Arabes ont-ils été encore appelés ratons. Outre l’allusion à un animal grouillant, sale, vecteur de maladies et envahisseur, il est probable que cette appellation aura conservé la signification figurée de rat comme « voleur nocturne », attestée en 1845[16].

Les dérivés de sinistre mémoire que sont ratonner, ratonnade et ratonneur font surtout allusion aux extrêmes violences commises contre des Algériens, qu’on appelait aussi Norafs (abréviation de « Nord-Africains »), dans les années 1950-1960. Par extension, la ratonnade — rencontre de raton et de « bastonnade » — a fini par désigner, en 1968, les « brutalités exercées contre un groupe quelconque »[17] et l’on a pu ainsi parler de « ratonnade anti-homo ». Aujourd’hui, on aurait pu croire ce terme enfin obsolète, mais il a malheureusement resurgi en 2016, à propos d’un groupe d’homme cagoulés et armés de barres de fer, qui agressaient régulièrement les migrants kurdes et syriens d’un campement du Pas-de-Calais[18].

Un ultime moyen de déshumaniser l’autre est de lui dénier même le statut d’animal, et de le considérer comme une plante. En l’argot des colons français, les Arabes ont donc été dénommés melons dans les années 1960, mais avant la Première Guerre mondiale, certains les appelaient déjà tronc-de-figuier. Ils étaient donc vus comme des êtres immobiles et incapables de travailler, puisque la culture, dans tous les sens du terme, était considérée comme étant le propre du colon: du point de vue de ce dernier, ce n’était que grâce à lui, cultivateur et travailleur, que pouvaient fructifier melons et figuiers.

Cependant, l’un des termes les plus offensants pour désigner les Arabes reste crouille et ses variantes crouillat, krouïa, crougnat, crouillebi, crouilledouche (ce dernier étant formé avec le suffixe -ouche après intercalation d’un -d- (songer à belledoche « belle-mère »). Comme plusieurs des termes précédents, cette série trouve aussi son origine dans l’argot militaire, et résulte d’une corruption de l’arabe hūya (خُوْىَ) « mon frère », formé sur hū– (خُو) « frère » avec le suffixe possessif de la première personne du singulier -ya (ى). La gutturale h (خ) n’ayant pas d’équivalent en français, elle a été rendue par /cr/ ou /kr/ selon le même procédé qui a formé d’autres expressions argotiques tirées de l’arabe, comme croubs, croubsy, croupsy « pain » (de hubz خُبْز)[19] et vieux kroumir « vieux croûton » (de hmair خُمَيّر)[20]. Cela ressort clairement d’un passage du « roman militaire » publié en 1898 par Maurice Jogand, qui décrit un pâtre algérien en disant qu’il « s’était radouci, et, tout heureux, prodiguait maintenant les krouïa, les saabi et tous les termes d’amitié qu’il trouvait »[21].

Bougnoule, bicot, crouille, melon, raton: toutes ces dénominations étaient donc utilisées pour désigner de façon méprisante les immigrés maghrébins de la génération d’avant les Beurs. Ce nouveau terme s’est parfaitement intégré à la langue, puisqu’il connaît les dérivés beurgeois et beurette, ce dernier ayant remplacé « nana beur »[22]. Dans la thèse de doctorat qu’elle leur a consacrée, Naciéra Guénif Souilamas expose que lesdites Beurettes sont assignées par cette dénomination à une culture et un environnement familial considérés comme rétrograde et machiste, tout en étant «  prises en étau entre une étrangeté face à une injonction d’intégration qu’elles esquivent et une étrangeté face à la généalogie familiale qu’elles contribuent à annihiler ou à recomposer »[23].

Pourtant, bien que beur ait pu être initialement perçu comme une appellation neutre, des valences négatives n’ont pas tardé à être perçues dans ces dérivés. Le beurgeois ne serait-il pas un social-traître?[24] Sur le site beurgoisie.fr, un article déplore que depuis le sacre de l’expression « black-blanc-beur » utilisée pour désigner l’équipe française de football en 1998, celle-ci n’a fait que dériver, corrompue par le pouvoir, l’argent et la prostitution, pour être maintenant surnommée « bimbo-bling-bling ». Pour alkanz.org, l’un des principaux sites de la « muslimosphère » en France, « le beurgeois est un je-veux-être, ou plus justement un je-ne-veux-plus-être. Je ne veux plus être le pauvre, je ne veux plus être l’Arabe, je ne veux plus être le Noir, je veux être le Blanc, c’est-à-dire le dominant, que je ne serai jamais »[25]. À Hautmont, dans le Nord, Tokia Saïfi fonde-t-elle l’association « Espace Intégration » dont le but est d’aider tous les enfants d’immigrés, et devient-elle en 2002 secrétaire d’État au développement durable, qu’aussitôt elle-même et ses amis sont qualifiés de « beurgois »[26]. Et voici qu’apparut la dénonciation des beubos, qui ne sont autres que des beurgeois bohème.

Quant à l’appellation beurette, elle s’est rapidement chargée d’érotisme (comme celle de blackette), pour se résumer, au début des années 2000, à une catégorie particulière de films pornographiques. Éric Fassin et Mathieu Trachman ont consacré à ce phénomène une étude dans laquelle ils démontrent que ce fantasme renouvelle le type orientaliste de la « belle indigène », en jouant sur un exotisme de proximité doublé de domination raciale et sociale sur fond de transgression religieuse[27]. Les films pornographiques du type « Beurettes rebelles » confortaient le cliché de l’Occident comme lieu de débauche, et suscitèrent un sentiment de rejet chez les premières concernées. Fatima Aït Bounouna fut alors fondée à se demander:  « Ces mots méritent-ils encore d’être utilisés? Ont-ils un sens? Que représentent-ils vraiment? Quel est le point commun entre une jeune femme d’origine algérienne ayant grandi à Niort, une étudiante de Mantes-la-Jolie au père ouvrier arrivé du Maroc en 1956, une minette de quatorze ans ayant grandi à Lille élevée par une mère turque et une femme de trente ans, avocate, n’ayant plus de lien avec sa famille? Elles sont toutes appelées beurettes, alors qu’elles n’ont sans doute rien en commun, hormis le fantasme de ceux qui, n’en connaissant aucune, pensent les connaître toutes »[28].

En 1996, Maurice Kherroubi avait déjà écrit le roman de Souad, dix-huit ans, qui ne voulait être « ni beurette ni Française d’origine étrangère ni franco-musulmane ni quoi que ce soit d’autre »[29]. Badal Ridfa avait très tôt pressenti que la popularisation du mot Beur par les mass-médias le rendait « étranger à nous-mêmes », et qu’utiliser cette appellation « sans pouvoir économique concret » ne pouvait que conduire à l’échec « car elle se réduira à une Beurgeoisie de vitrine à la merci du gouvernement »[30].

Exeunt, donc, les termes de beur et beurette, rejetés par ceux-là même auxquels ils s’appliquaient. Désormais, on dira rebeu (féminin rebeue), autre mot de verlan s’intégrant à toute une série d’appellations ethniques:  Renois (Noir, pouvant être abrégé en Ren, et dont le féminin est Renoise), Feuj (Juif), Noiche (Chinois), Céfrans (Français, ou « Gaulois »)…

Or Rebeu, c’est le verlan de Beur[31], soit un verlan de verlan et, surtout, c’est un autonyme, à la différence de tous les termes dépréciatifs mentionnés plus haut, et aussi des appellations comme « Maghrébins » ou « Jeunes de banlieue », toujours données et utilisées de l’extérieur.

Ce double verlan, c’est la marque d’une intégration linguistique au carré, qui joue avec les mots en retournant le vocabulaire raciste comme un gant.

Bibliographie

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Zehraoui A. 1982. «Enfants de Maghrébins au carrefours des cultures.» POUR 86: 93.


[1]          Sous le titre « Samia », film réalisé par Philippe Faucon.

[2]          Nini 1992, réédité chez Laffont en 2001.

[3]          Leveau & Wihtol de Wenden 2000.

[4]          Pierquin 1987.

[5]          Numéro du 10-16 décembre 1983.

[6]          Tournier 1992: 114.

[7]          Guillaumet 1899: 112.

[8]          Schélameur 1896: 159.

[9]          Le plus ancien étant: R.G.V. 1814: 14.

[10]        Barot-Forlière 1905: 393. L’auteur concluait son texte en avouant: « nous avons souffert très réellement en constatant trop souvent que le degré moral d’Européens venus en civilisateurs était inférieur à celui des sauvages qu’il voulait instruire » (p. 410).

[11]        Esnault & Échallier 1919: 97-98.

[12]        Esnault & Échallier 1919: 74.

[13]        Dauzat 1918: 161.

[14]        Le Quellec 2019/

[15]        Bègue 2010: 118.

[16]        von Wartburg 1989: 121.

[17]        Le Monde, 24 mai 1968.

[18]        Le Monde, 11 février 2015.

[19]        Dauzat 1918: 123, 214.

[20]        Christ 1991: 344-349, 416-420.

[21]        Mario 1898: 16. Marc Dario est le pseudonyme de Maurice Jogand. Un zouzou est un zouave, en argot militaire.

[22]        Lacoste-Dujardin 1988: 138.

[23]        Guénif Souilamas 2000: 89.

[24]        Hargreaves 1998, Leveau & Wihtol de Wenden 2001.

[25]        https://www.al-kanz.org/2010/10/31/beurgeois/

[26]        http://www.lemonde.fr/archives/article/2002/05/12/a-hautmont-la-famille-saifi-savoure-la-reussite-de-tokia_4238525_1819218.html#Ee86y7IChOhKItUs.99/

[27]        Fassin & Trachman 2013.

[28]        Aït Bounouna 2007.

[29]        Kherroubi 1996.

[30]        Ridfa 1985 apud Hargreaves 1998: 92.

[31]        Certains auteurs affirment le contraire (Zehraoui 1982), ce qui me semble très improbable, mais, que l’évolution se soit effectuée dans un sens ou dans l’autre, il s’agit toujours d’un « double verlan ». Sur la résurgence du verlan chez les jeunes dans les années 1980, voir notamment Bachmann & Basier 1984.

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