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Pino Rauti : une figure de l’extrême droite italienne

Giorgio CecchinatoPar Guillaume Origoni

Pino Rauti est mort en Novembre 2012. Giuseppe Umberto Rauti, de son vrai nom, fut un homme singulier, qui opéra à l’extrême droite au cours d’une période singulière de l’histoire italienne : la stratégie de la tension.

Diplômé en droit et journaliste, il s’engagea comme combattant volontaire dans les rangs de la RSI (République Sociale Italienne) pendant le second conflit mondial. Il a alors 16 ans. Toutefois, Rauti, n’est pas un homme de terrain, c’est un idéologue et un rassembleur.

La magie de l’ordre et l’ordre magique

Son nom apparait dans les actes judiciaires des attentats les plus meurtriers de la stratégie de la tension : Piazza Fontana à Milan le 12 décembre 1969 (17 morts et 84 blessés)[1], Piazza Della Logia à Brescia le 28 mai 1974 (8 morts, 102 blessés) et celui de la gare de Bologne le 2 Août 1980 (80 morts et plus de 200 blessés)[2].

Surnommé le « Gramsci noir », Evolien convaincu, il fonde en 1954 le Centre d’Etude Ordre Nouveau (ON) considérant que le MSI (Movimento Sociale Italiano), auquel il était alors adhérent, d’inspiration Mussolinienne est gangréné par les « sinistrorsi », les gauchistes. Le MSI est « trop modéré ».

Ordine Nuovo sera le berceau idéologique pour le Nord de l’Italie de l’extrême droite extra-parlementaire. Par l’intermédiaire de ses antennes disséminées dans le Nord du territoire ( la présence de l’extrême droite extra-parlementaire dans le sud et le centre est assurée par la structure de Stefano Delle Chiaie : Avanguardia Nazionale. Les deux groupes ont conclu une partition du territoire à l’exception de Milan où sont présentes les deux entités), Ordre Nouveau recrute, forme, agrège. La cellule Vénète d’Ordre Nouveau sera le centre névralgique du terrorisme noir et constituera de fait « la maison mère ». C’est de la cellule d’ON de Mestre (Venise) que sont issus Franco Freda, Giovanni Ventura et Delfo Zorzi (aujourd’hui Roi Hagen) accusés de l’attentat de Piazza Fontana. Carlo Maria Maggi et Carlo Digilio furent également membre de cette même cellule[3].

Le questionnaire[4] soumis aux aspirants militants d’Ordine Nuovo illustre les prises de position sur l’échiquier politique italien :

–         Pourquoi veux-tu nous rejoindre ?

–         Veux-tu qu’Ordre Nouveau impose au pays une dictature ?

–         Es-tu capable de soutenir, au sein d’une assemblée politique, une thèse résolument impopulaire ?

–         As-tu du respect pour l’opinion publique ?

–         Es-tu antisémite ?

–         Es-tu capable de démontrer que les hommes ne sont pas égaux ?

–         T’estime- tu soumis à la morale commune ? 

Rauti veut construire un « ordre de croyants et de combattants »[5]. In fine, on retrouvait des membres de ON dans les structures clandestines des réseaux OTAN (Gladio, le Stay Behind[6] italien) ou plus indirectement au service de pacte atlantique (Nuclei di Difesa Dello Stato[7] du Colonel Amos Spiazzi entre autres)[8]

Ordre Nouveau, fut souvent réduit à un groupe néo-nazi, alors que sa filiation émane d’un cénacle initiatique de stricte observance evolienne : les fils du soleil[9].

Giuliano Cardona, député du MSI à huit reprises et qui a eu  des liens étroits avec Rauti, dressait également un portrait du Centro Studi Ordine Nuovo relativement proche de la matrice ésotérique : « Ordre Nouveau avait comme emblème la hache bipenne et faisait référence aux Nibelungens, à la propagande sur la supériorité de la race aryenne, Odin, le château des SS. Rauti enseignait aux jeunes les rites magiques. Et puis il y eu cette histoire avec les coqs. Nous en avions même débattus entre cadres : à Pise, me semble t’il, la section d’ON sacrifiait un coq le matin, je ne me souviens plus vraiment pourquoi ou pour qui, un rite druidique parait-il ? »[10] 

La doctrine 

Son opposition à la démocratie, définie comme « la syphilis de l’esprit moderne »[11] ne le fera pas renoncer aux émoluments directement versés par les services de sécurité républicains voire par la CIA, ce qu’il niera en dépit  des plus récentes instructions judicaires qui tendent à démontrer le contraire[12].

Les officiers de l’armée coloniale française furent très tôt un exemple et une source d’inspiration pour Pino Rauti qui affirmera son soutien et son admiration pour l’OAS et la Nouvelle Droite : «Nous avions des contacts étroits avec l’OAS et nous aidions Soustelle réfugié dans l’Haut Adige. Nous rencontrions également Alain de Benoist qui se trouvait alors en clandestinité suite à un attentat »[13] Le choix de l’Haut Adige comme base de repli obéi, par ailleurs, à la logique suivante : l’utilisation des indépendantistes régionaux pourrait servir à l’occasion de laboratoire opérationnel aux structures inféodées à l’OTAN pour l’application de la stratégie de la tension[14]. Curieusement, cette thèse émergea dans les années 1990 du milieu néo-fasciste divisé entre « révolutionnaires » et « ex-collaborateurs des structures étatiques au service du pacte atlantique ». Cette querelle est encore aujourd’hui très vivace.

Le fondateur d’ON était présent lors du congrès tenu par l’institut Polio du 3 au 5 mai  1965 à Rome. De cette conférence, définie par Giovanni Pellegino[15] comme l’acte fondateur de stratégie de la tension[16], émergea les bases pour l’élaboration d’une tactique contre l’avancée des gauches et notamment du Parti Communiste Italien, mais aussi dans le  reste du Monde. Ces bases étaient inspirées de la doctrine contre-insurrectionnelle développée par les français en Indochine puis en Algérie, faisant de la population civile une variable d’ajustement des conflits asymétriques[17]. Cette stratégie qui par la suite sera dite « de la tension » vise à exacerber dans l’opinion publique la demande sécuritaire voire autoritaire par l’excitation des antagonismes politiques présents sur le territoire. La lecture de « Mani rosse sulle forze armate »[18] (La main rouge sur les forces armées), écrit par Pino Rauti et Guido Giannetini sur la demande du chef d’Etat Major, le Général Aloja, est un ouvrage révélateur quant à la nécessité de réforme des armées, afin de préparer celles-ci à la subversion interne[19]. Ce manuel stratégique fut distribué par le réseau du Colonel Spiazzi aux cadres des 4 armes : terre, mer, air et gendarmerie, qui structurent l’ensemble de l’appareil sécuritaire de la péninsule. L’épine dorsale du livre s’appuie sur l’entrainement des soldats afin de les préparer culturellement et idéologiquement à la guérilla (dans le cas d’une agression externe) et à la contre guérilla (si le soulèvement serait le fruit d’une 5° colonne).

C’est précisément ces prises de positions qui conduisirent Pino Rauti de cours d’assises, en cours d’appel, jusqu’aux diverses cours de cassations desquelles il sortit libre à de très rares exceptions. Les magistrats italiens, qui, rappelons-le, sont indépendants et ne répondent pas au garde des sceaux, ont compris dès les années 1950 que devant l’impossibilité de purges des fonctionnaires fascistes dans l’appareil politique et administratif, le terreau idéologique était encore entretenu ; Pino Rauti avait donc fait d’ON une structure au service des services de sécurité italiens. Cette proximité entre officiels et officieux constituait l’un des cordons sanitaires anti-communiste de la péninsule. 

Lisbonne

Le parcours et les motivations de Pino Rauti ont été mieux définis, grâce au travail du Juge Guido Salvini qui a reconstitué la plus grande part des faits constitutifs de la stratégie de la tension en interrogeant 547 témoins au cours de deux décennies[20]. Le travail du magistrat a permis la réquisition de plus de 47 dossiers dans les archives des services secrets italiens qui ont connu plusieurs réformes directement liées aux actes terroristes d’extrême gauche et d’extrême droite. Au sortir de la deuxième guerre mondiale est créé le SIFAR (Servizio Informazione Forze Armate) qui sera dissout en 1965.

Pour une meilleure compréhension, il convient de rappeler qu’un tel service s’occupera avant tout du renseignement politique, les corps d’armée terrestres, aériens et maritimes ayant leurs propres services dédiés au renseignement purement militaire : le SIOS (Servizio Informazione Operative e Situazione), l’équivalent de notre DRM (Direction du renseignement militaire) actuel. Le SID (Servizio Informazione Difesa) remplacera le SIFAR en 1966 et continuera  son travail de surveillance politique malgré la création contingente de l’UAR (Ufficio Affari Riservati), service de sécurité civil dépendant des préfectures et uniquement dédiés à la surveillance intérieure contrôlé par Federico Umberto d’Amato, qui avouera à demi-mots dans la presse italienne au cours des années 1980 avoir pris une partie de ces décisions en accord avec la CIA. Le SID et L’UAR seront dissouts  à la fin des années 1970, notamment en raison de leurs proximités avec les attentats de Piazza Fontana. En substitution de ces deux services, le SISMI (Servizio per le Informazioni e la Sicureza Militare) et le SISDE (Servizio per le Informazioni e la Sicurezza Democratica) verront le jour en 1977, respectivement services secrets militaire et civil .Un comité interministériel, le CESIS, aura la charge de les piloter et coordonner. En 2007, nouvelle réforme, l’AISI (Agenzia Informazione e Sicurezza Interna) sécurité intérieure et l’AISE ( Agenzia Informazione e Sicurezza Esterna) service de renseignement extérieur, supplantent les entités précédentes[21].

La somme des connaissances acquise sur l’Aginter Press (AP), basée à Lisbonne, et qui ont permit à de nombreux chercheurs[22] de reconstituer une partie du cadre de référence de « l’internationale noire » durant la guerre froide est le résultat des années d’instruction conduites par le  juge Salvini. Celles-ci ont permis de mettre à jour les liens entre l’agence AP de Yves Guérin Sérac et Pino Rauti.

Répertorié par l’officine de Lisbonne avec le code H1 désignant ses journalistes collaborateurs opérant sous couverture dans leurs pays respectifs, Pino Rauti fit d’Ordine Nuovo la tête de pont d’Aginter Press en Italie suite à la rencontre des deux hommes vraisemblablement en Janvier 1968[23].

Les conclusions rendues par le Juge Salvini décriront en substance « qu’il exista une chaine de commandement dont la base, c’est-à-dire les exécutants (les hommes d’Avanguardia Nazionale à Rome et Ordine Nuovo à Milan) reportait et obéissait aux dirigeants de ces structures ( Stefano delle Chiaie pour Avanguarda Nazionale , Rauti et Carlo Maria Maggi pour ON) pour ensuite se fondre dans une entité internationale, l’Aginter Press de Yves.Guérin Sérac, qui entretenait lui-même des rapports   avec William Buckley à la tête du desk méditerrané pour la CIA et  qui fut tué en 1985 au Liban »[24].

Cette convergence d’intérêt, entre les deux structures est aussi mise à jour par les rencontres de cadres intermédiaires. Une note de la Digos[25], autre structure de renseignement civile crée en 1978 et similaire à ce que furent nos Renseignements Généraux, fait état d’une entrevue en 1967 entre Robert Leroy et Carlo Maria Maggi, respectivement hommes de confiance de Yves Guérin Sérac et Pino Rauti, lors d’une réunion organisée par le Nouvel Ordre Européen, dont le thème « La résistance des forces européennes en Afrique » est au cœur des préoccupations géopolitiques et géostratégiques de l’Aginter Press. 

La réaction plus que la révolution

Rauti réintègre le MSI en 1969, lorsque la présidence du parti est confiée à Giorgio Almirante, permettant ainsi à 14 ex-membres d’ON qui l’ont accompagné d’être élus députés. Le choix du parlementarisme fut alors critiqué par une part importante des militants. En effet, le fascisme comme alternative révolutionnaire est trahi par ce retour dans les rangs de l’idéologue. Clemente Graziani, compagnon de la première heure de Rauti, fonde avec la base militante qui lui est restée fidèle le « Movimento Politico Ordine Nuovo » rapidement dissous par le ministre de l’intérieur, démocrate chrétien, Paolo Emilio Taviani. La confusion entre « Centro Studi Ordine Nuovo » de Rauti et « Movimento Politico Ordine Nuovo » de Graziani est par conséquent très fréquente. Il s’agit d’une erreur[26] historiographique mineure mais la nuance reste importante du point de vue analytique. Rauti ne fut jamais à proprement parler un national-révolutionnaire. A la lumière des publications que Vincenzo Vinciguerra édite en détention depuis 34 ans , il nous est permis d’entrevoir le schisme entre l’idéologue et son deuxième cercle qui constitua un temps sa garde prétorienne. L’analyse historique de Vincenzo Vinciguerra constitue un corpus singulier pour comprendre cette fracture. Vinciguerra fut militant, activiste et terroriste, membre d’Ordre Nouveau, puis d’Avanguardia Nazionale en Espagne où il rencontre Stefano delle Chiaie. Il s’est rendu aux autorités italiennes en 1979 et a avoué spontanément l’attentat de Peteano (Frioul, zone frontalière avec l’ex-Yougoslavie) dans lequel trois carabiniers trouveront la mort en 1972.

Il a collaboré avec le Juge Casson qu’il mettra sur la piste de l’existence des réseaux stay behind européens en 1984.Cette collaboration a continué avec le Juge Salvini. En échange de ces informations Vincenzo Vinciguerra ne demandera aucune faveur, ni remise de peine. Se définissant comme un « soldat politique[27] », sa volonté n’est pas de réécrire l’histoire de la droite italienne, mais de rétablir la vérité sur le rôle qu’elle joua dans la saison des attentats : « je me définis comme national-socialiste révolutionnaire, à ce titre je ne suis pas de droite, car le fascisme est de gauche, je ne peux pas être non plus evolien. Ceux que je considérais comme mes  camerati [28]engagés comme moi dans une lutte contre l’Etat en tant qu’entité et plus particulièrement contre l’Etat italien antifasciste qui émergeât avec la première république, furent au service du renforcement de cet Etat que je croyais combattre avec eux »[29]Vincenzo Vinciguerra, qui reste aujourd’hui critique envers ses compagnons de route ainsi que sur l’engagement de Pino Rauti à qui il n’ a pas pardonné : ses manipulations, son attachement à l’héritage de Julius Evola pour qui l’Etat peut être représenté comme entité transcendante , sa proximité avec les services secrets italiens.

Cette clé de lecture conduit à placer le parcours de Rauti dans une position quasi opposée à celle qu’il défendait lors de la création de ON. L’homme nouveau, la lutte contre l’égalitarisme républicain, le combat dirigé en direction des structures de pouvoir étatique, le refus du monde bourgeois … furent pour Pino Rauti une stratégie catch all afin d’attirer une jeunesse en recherche de modèle fort. Fondateur d’Ordre Nouveau, secrétaire du MSI, agent italien de l’Aginter Press et vraisemblablement du SID, informateur de la CIA, Pino Rauti a œuvré tout au long de son existence pour le renforcement d’un Etat à la souveraineté limité. Les enquêtes parlementaires sont convaincantes à ce sujet[30] : manipulateur et manipulé, il fut l’un des pivots au service des Etats Unis en Italie.


[2]  Giuseppe de Lutiss & A.Sili. Vent’anni di voilenza politica in Italia 1968-1988. Isodarco.rome 1992.

Marc Lazar. L’Italie contemporaine de 1975 à nos jours .Fayard.Paris 2009.

Marc Lazar et Marie-Anne Bonnucci.Autrement Paris.2011

[3]Sentence de la Cours d’appel de Milan du 12/03/2004.

[4] Ergastolo per la liberta. Vincenzo Vinciguerra. 1989.Editions Arnaud.Florence. Le questionnaire fut élaboré par Paolo Signorelli.

[5] Angelo Del Boca e Mario Giovana. I figli del sole : mezzo secolo di nazifascismo nel mondo. Feltrinelli.Milan 1965.

[6] L’expérience de la deuxième guerre mondiale conduira l’OSS ( service de renseignement des USA précédant la création de la CIA) au constat suivant : l’avancée des armées Hitlériennes a été certes fulgurante, mais les actions de résistances ont souvent perturbé le déroulement des opérations de la Werhmart ou de la SS. L’idée corollaire à ce constat est de préparer des réseaux similaires à ceux qui ont lutté contre les armées du Reich en cas d’invasion par les troupes des pays du Pacte de Varsovie. Si les armées régulières échouent, ces réseaux organisés auront pour but de saboter l’avancée ennemie.Ces réseaux baptisés “ stay behind ” auront, grâce à cette organisation préalable, la possibilité d’opérer derrière les lignes ennemies en totale autonomie et dans la clandestinité. Le secret le plus absolu sur ces armées secrètes en Europe dont le commandement central sera assuré par l’OTAN, sera gardé jusqu’à la communication publique de Giulio Andreotti en 1990 qui laissera les gouvernements européens dans une stupéfaction totale.Le Gladio est le nom du stay behind italien.

[7] Le Colonel Amos Spiazzi, décédé également en 2012, sera condamné, puis innocenté,  à 3 ans de prison, pour association subversive visant à un complot contre l’Etat, fut le chef et l’organisateur des Nuclei di Difesa dello Stato. Il se défendra avec véhémence des attaques qui font de cette organisation une création de l’OTAN. Ce lien entre le pacte atlantique et les Nuclei di Difesa dello Stato , ne peut être dans actuellement et formellement prouvé.

[8] Résultats de l’instruction conduite par le Juge Guido Salvini sur Yves Guérin Sérac et l’Aginter Press. Pages 421-424-432-435.Part VI.

[9] Angelo Del Boca e Mario Giovana. I figli del sole : mezzo secolo di nazifascismo nel mondo. Feltrinelli.Milan 1965.

[10] Daniele Protti Non fidatevi di loro. Parola di fascista , L’Europeo, 20-25 mai 1994..

[11] Franco Ferraresi. Minacce alla democrazia, Feltrinelli, Milan.1995.

[12] Instruction ouverte par le juge Felice Casson (Venise)  en 1995.

[13] Chiara Valentini «La volta che  mi stavano fucilando»L’Espresso, 10 Février 1995.

[14] La situation dans le Haut Adige est complexe : dans les années 60 et 70 un mouvement indépendantiste lié aux groupes pangermanistes et hostiles au rattachement de la région par l’Italie y a perpétré des attentats. Farouchement anti Italiens les Autrichiens et Allemands pourront toutefois compter sur un groupe composé par les fascistes issus de la droite extra-parlementaire transalpine acquise aux même thèses idéologiques. Le chapitre historique du terrorisme sud tyrolien reste encore à écrire. En 2008 la justice italienne à ouvert une enquête sur la fondation Laurin dont le siège situé à Bolzano est suspecté du financement des groupes d’extrême droite sécessionnistes. Le journaliste Marco Imarisio a publié pour le « Corriere della Sera » les résultats de son enquête sur la fondation Laurin : ici (disponible en italien seulement).

[15] Président de la commission des enquêtes parlementaires sur le terrorisme de 1995 à 2000

[16] Segreto di Stato page 45. Giovanni Fasanella et Claudio Sestieri con Giovanni Pellegrino. Einaudi.2000.Turin.

[17] Guerre révolutionnaire et arme psychologique : conférence du Colonel Lacheroy. 2 juillet 1957.

[18] Editions Savelli. Première édition 1966.Milan.

[19] Le mani rosse sulle forze armate.Pages 83-84, déclaration du Chef d’Etat Major Giuseppe Aloja..Editions Savelli de 1975.

[20] Ordinanza Salvini 1995.Tribunal penal et civil de Milan. Ufficio Istruzione sez.20

[21] Giuseppe De Lutiis.I servizi segreti in Italia. Dal fascismo all’intelligence del XXI secolo.Sperling & Kupfer.2010

[22] Nous faisons ici référence  de façon non exhaustive à :Giuseppe de Lutiis : sociologue et historien des services secrets et du terrorisme, chercheur à l’université « La Sapienza » à Rome.  Aldo Gianulli dont le travail de recherche conduit dans les archives des services secrets italiens servira de corpus aux commissions d’enquêtes parlementaires italiennes  sur le terrorisme (1994 à 2001), les archives Mitrokhin  (2002-2006), chercheur  en sciences politiques pour l’université de Bari. Giorgio Galli ; politologue à l’université de Milan. Son champ de recherches traite de l’influence de l’ésotérisme en politique. Gianni Barbacetto et ses recherches sur  la division « Osoppo » intégrée aux réseaux Gladio suite au second conflit mondial constitue une référence majeure en complément du travail réalisé par le Sénateur Flamigni qui possède l’archive privé la plus complète sur la période historique de la  stratégie de la tension et notamment de l’affaire Aldo Moro et Gladio.

[23] Résultats de l’instruction conduite par le Juge Guido Salvini sur Yves Guérin Sérac et l’Aginter Press 1998. Page 420.Part VI

[24] Gianni Barbacetto. Il grande vecchio.p110. Editions Rizzoli.2009.Milan.

[25] La référence de cette note est reportée comme suit dans la publication des  Résultats de l’instruction conduite par le Juge Guido Salvini sur Yves Guérin Sérac et l’Aginter Press 1998. Page 373.Part VI : note du 6/6/1996, volume 6,fascicule 3, dossier 19.

[26] Marco Affatigato. Entretiens du 21 janvier et 12 mars 2013.

[27] Interview de Sergio Zavolli à Vincenzo Vinciguerra au cours de l’émission la notte della republica  pour la RAI.1989

[28] Pluriel de « camerata », littéralement « compagnon de chambrée ». Désigne les militants fascistes tels qu’ils se nomment entre eux. La référence est faite à la chambre des casernes que ces militants soient militaires ou non.

[29] Interview par Fabrizio Calvi pour le documentaire «  L’orchestre noir » diffusion Arte 1997 :

[30] Steno 12 de la commission d’enquête du parlement italien sur le terrorisme du 20 mars 1997..Déposition de Guido Salvini  sous la présidence de Giovanni Pellegrino.Pages42-43

[31] L’auteur de ces lignes remercie Ugo Maria Tassinari et Massimo Copetti  pour les informations mises à disposition dans la préparation de ce travail d’écriture. [31]

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