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Un noir miroir : la paranoïa en Occident

childrens-surreal-nightmare-photos-dream-collector-arthur-tress-6Par Nicolas Lebourg

En quelques jours, la vérité a fait plusieurs aller-retours. Quelques faits-divers nous ont montré les   ravages de la société hyperconnectée et de son culte puéril de la transparence (un concept d’ailleurs dévoyé qui, à l’origine, relevait de la technique démocratique pour les organisations ouvrières). La série télévisée Black Mirror en temps réel, en somme… Il y eut l’ex-Femen Amina, pseudo victime tondue par des salafistes imaginaires au cœur de Paris. Il y eut Lola, fausse victime de viol perpétré par deux individus de type africain, l’un filmant avec son portable, dix personnes passant sans lui porter secours. Il y a eu la manifestation quant à Gaza et les violences consécutives devant la synagogue rue de la Roquette, et le chaos des rumeurs et contre-rumeurs qui s’ensuivit. Il y a eu une manifestation interdite hier, et néanmoins effectuée, avec tant de heurts. A chaque fois, le buzz. Les montages vidéos courts des affrontements important le conflit israélo-palestinien dans Paris. Lola devant les caméras qui dit avoir le courage de montrer son visage. Amina qui a le courage, elle aussi, de s’exposer aux flashs, la pose grave. Des manifestants qui prétendent avoir le courage de dénoncer l’irrespect du droit international par Israël, et qui refusent de respecter la loi en France. La victime comme veau d’or, la mythomanie comme lecture du monde : ces jours, ces gens, épuisent notre cartésianisme.

Si cela prend si bien, c’est que ces phénomènes sont moins disparates qu’ils n’y paraissent. Au-delà de la réelle souffrance psychologique des mythomanes, et de la compassion qu’elle devrait susciter, à travers les méandres des positions hystériques quant à Israël et la Palestine, existe bien un sens social de ces faits quasi-concomitants.

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