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A l’école du militantisme extrême : le cas des courants « solidaristes » de 1969 à 1972

Par Jonathan Preda

Lionel Jospin ? Ancien trotskiste. Daniel Cohn-Bendit ? Il fut un temps où « Dany le Vert » était « Dany le Rouge ». Enfin, que dire de nombre de cadres de l’Union pour une Majorité Populaire (UMP) en provenance des groupuscules plus ou moins néofascistes Occident ou Groupe Union Défense (GUD) 1? La liste est longue de ces hommes politiques de premier plan au passé extrémiste. Malgré cela, périodiquement, la sphère publique redécouvre l'existence des chemins qui mènent de la radicalité aux ministères.

Certains s’offusquent alors, qui des dangereux révolutionnaires marxisants, qui des anciens fascistes, censés n’avoir pas foncièrement varié. Ce schème n’explique ni les hommes ni la société où ils se meuvent. Par ailleurs, comme le souligne Jean-Yves Camus, il s’insère dans une pensée essentialisante qui fixe les pensées et comportements2.

Comment expliquer cette présence si forte des anciens extrémistes dans les hautes sphères du pouvoir politique ? Un élément de réponse a été avancé à notre sens par un ancien membre d’un de ces groupes radicaux, Francis Bergeron : « Le procès qu’on a fait [à Lionel Jospin], j’ai trouvé que c’était une polémique un peu minable, parce que c’est très formateur, d’être extrémiste, c’est une forme de générosité, de don de soi. […]. C’est aussi très formateur sur le plan personnel, la capacité à rédiger des trucs, à faire des synthèses, à parler en public, à écrire éventuellement des livres. Ca désinhibe beaucoup. C’est une très bonne école de formation. Apprendre à diriger des hommes, à parler aux hommes, à s’adapter à son public. Moi, je trouve ça formidable »3. Alain de Benoist ne dit pas autre chose dans un récent texte accompagnant la réédition de son Qu’est-ce qu’un militant ?de 1963, faisant du militantisme une école qui permet de se structurer physiquement et moralement4.

Nous nous proposons ici de discuter cette hypothèse en prenant comme « étude de cas » deux des principaux mouvements solidaristes qui ont existé entre 1969 et 1972, à savoir le Mouvement Jeune Révolution (MJR) et le Mouvement Solidariste Français (MSF), dont est issu Jean-Pierre Stirbois, futur numéro 2 du Front National décédé en 1988 dans un accident de voiture.

Le solidarisme n’a jamais véritablement existé en tant que tel. Le mot a été inventé par Pierre Leroux mais on doit à Léon Bourgeois d’en avoir fait la doctrine socio-économique du radicalisme à la toute fin du XIXe siècle qui influencera le système de la IIIème République jusque dans l’entre-deux guerres5. Le solidarisme se voulait une troisième voie entre socialisme et libéralisme, rejetant aussi bien le collectivisme que l’individualisme. Les citoyens étaient considérés comme des associés, liés par une « grande amitié » selon le mot de Michelet. La solidarité « socialiserait, non pas la propriété, mais l’esprit des hommes en leur donnant une conscience nouvelle »6. A l’État était dévolu le rôle de réguler, de corriger le marché.

Le terme fut repris et revendiqué par une pépinière de groupuscules dans les années 1970 et 1980, alors même que leurs effectifs n’ont jamais atteint les 300 militants. Le solidarisme d’extrême droite est né dans le sillage de la Guerre d’Algérie. Les groupes le composant étaient très largement issus d’une des branches activistes de l’OAS, l’OAS-Métro-Jeunes, implantée dans l’Hexagone. Le premier groupe incarnant le solidarisme est né en 1966 avec le Mouvement Jeune Révolution (MJR), avec entre autres les anciens de l’OAS Jean Caunes et Nicolas Kayanakis. En 1971, il fut remplacé par un le Mouvement Solidariste Français, puis par le Groupe Action-Jeunesse (GAJ) dès 1973.

Tous ces solidaristes étaient des jeunes gens. « Dans les groupuscules, les plus anciens des MJR, GAJ et tout ça, ils avaient 23 ans, narre Francis Bergeron. C’étaient les vieux. […]. Les plus vieux que j’ai rencontrés à l’époque, c’était Stirbois qui avait 23-24 ans, c’était Christian Baeckeroot qui avait aussi 23-24 ans, c’était Alain Boinet »7. La propagande solidariste se faisait entre autres en direction des jeunes du secondaire qui n’étaient pas encore marqués par un engagement politique, notamment marxiste8. Le solidarisme avait pour ambition de les transformer en une élite structurée par les vertus d’héroïsme et sacrifice pour diriger le futur État solidariste.

Pour y arriver, une solution : la « révolution » qui était sur toutes les lèvres solidaristes. Son but demeurait flou. Si l’on ne savait pas toujours pour quoi l’on combattait, on savait contre qui on luttait. Les solidaristes cherchaient une troisième voie, renvoyant dos à dos capitalisme et communisme comme étant deux matérialismes totalitaires. Bien que cet anticommunisme soit des plus virulents, ces groupes rejetaient énergiquement tout rapport avec l’extrême droite, ce qui est d’ailleurs assez courant dans les milieux d’extrême droite jusque chez Jean-Marie Le Pen lui-même. Les solidaristes voulaient construire quelque chose de nouveau, de véritablement révolutionnaire ce qui impliquait de s’écarter de cette étiquette et du passé qui lui était rattaché. Comme le reconnaît Francis Bergeron, on « disait qu’on n’avait aucun rapport avec Ordre Nouveau. En fait, on n’était pas si éloignés mais on soutenait qu’on n’avait aucun rapport »9. De fait, ces groupes ont été des groupuscules fermés sur eux-mêmes, rejetant à la fois le « Système », l’extrême gauche, et l’extrême droite. La révolution à venir devait être celle d’une infime minorité10.

Comment donc un mouvement presque exclusivement composé de très jeunes personnes, ne bénéficiant pas d’une manne financière importante ni d’une longue formation politique préexistante, a pu se créer, s’organiser ? Comment a-t-il pu avoir des prétentions d’implantation nationale et finalement survivre plusieurs années alors même qu’il devait composer avec l’existence de « grands » groupes à l’extrême droite, Occident, le GUD et Ordre Nouveau ?

En nous appuyant sur le bulletin interne des deux groupes qui nous occuperont (MJR et MSF) : Jeune Révolution Information11, il s’agira ici de comprendre ces courants de l’intérieur, leur vécu, la perception d’eux-mêmes et des autres.

Ces sources « internes » sont rares et indispensables pour pénétrer les arcanes des groupuscules d’extrême droite. Contrairement à une certaine image d’Épinal, la majeure partie des énergies militantes ne va pas vers des thématiques extérieures, prosélytes mais bien vers le groupe, vers l’entre-soi12. Cette remarque est d’autant plus vraie pour les groupes solidaristes qui devaient gérer de faibles effectifs dispersés sur l’ensemble du territoire en de micro-sections et souffrant d’un manque de cohérence dû à l’étiquette on ne peut plus floue de « solidarisme ».

Il ne sera pas question ici des électeurs (les courants solidaristes ne se sont d’ailleurs que très rarement présentés au vote des Français) ni des sympathisants ou « compagnons de route ». Il était bien précisé que le bulletin Jeune Révolution Information était confidentiel et ne devait être envoyé qu’aux chefs de région, de cellules, de section, aux correspondants locaux ainsi qu’aux militants et stagiaires du mouvement.

Le militantisme sera ainsi au cœur de notre étude. Les études portant sur cet aspect de la vie politique sont encore trop peu nombreuses en histoire malgré des travaux récents13 dans la lignée de précurseurs comme Annie Kriegel sur les communistes14. A l’heure de la mort des formes « classiques » d’engagement militant15, les sciences politiques proposent des lectures neuves de ce phénomène, notamment par le biais du « genre »16 et scrutent l’engagement contemporain notamment en sociologie politique17.

Là se situe le principal problème de l’historien qui souhaite travailler sur le militantisme. Les sociologues et politistes du contemporain peuvent appuyer leur travail sur le contact « de terrain » avec les militants « de base ». Tracter, vendre à la criée, faire partie d’une communauté fermée, tout cela ne laisse que peu de traces directes dans les sources écrites. Le militant « de base » est très largement un « oublié » de l’histoire.

Certes, le chercheur en histoire très contemporaine peut avoir recours lui aussi à des interviews, avec tous les problèmes que cela présente, que ce soit de reconstruction a posteriori ou de représentativité18. Les rapports des Renseignements Généraux peuvent également être utiles, là encore accompagnés des problèmes que posent de telles sources19.

Enfin, ce bulletin interne peut « mentir ». Les dirigeants ne sont-ils pas tentés d’enjoliver, voire de travestir la réalité, promettre monts et merveille, des sections locales triomphant d’ennemis de plus en plus acculés ou des initiatives nationales à succès, pour maintenir un moral élevé et plus prosaïquement éviter les déperditions d’effectifs ? Cette dichotomie entre sources « vraies » et « fausses » n’existe pas en histoire. Même dans ses « mensonges », la source nous parle, encore faut-il l’interroger et surtout la croiser avec d’autres documents.

Les Rats maudits, récit des très riches heures des étudiants nationalistes de 1965 à 1995 réalisé par Frédéric Chatillon, Thomas Lagane et Jack Marchal, ont porté ce jugement sur le MJR : « ses cadres feront preuve d’une remarquable continuité dans leur militantisme […] (mais le) MJR ne comprend guère qu’une centaine d’adhérents, organisés en cellules cloisonnées et entretenus dans la croyance en l’existence d’une vaste organisation souterraine prête à passer à l’action lorsque sonnera l’heure H » 20.

De ces sources « internes », il n’est pas question de tirer un parfait décalque de ce que furent ces mouvements mais plutôt voir comment ils se sont structurés en mettant cela en regard avec l’image « idéale » voulue par les dirigeants, l’image renvoyée des sections et militants de sections…

A la base de la structuration nationale de ces mouvements se trouvaient des « cellules » qui pouvaient être géographiques ou universitaires21. Leur regroupement pouvait éventuellement donner naissance un échelon intermédiaire, la « section » régionale22. La cellule était le regroupement au niveau local d’un groupe de militants. C’était l’unité de base à la tête de laquelle se trouvait un chef de cellule. Qui dit cellule dit local, c’est-à-dire un endroit leur permettant de se réunir, de recevoir du courrier de la direction nationale, prévoir les actions politiques (tracts, affiches…), stocker du matériel militant, lieu réconfortant de l’entre-soi communautaire. Ce local pouvait même faire office de permanence pour accueillir les éventuels futurs militants. Il était le reflet du mouvement vers l’extérieur. Ainsi, on trouve cette souscription dans le journal officiel du MJR daté de janvier-février 1972, Jeune Révolution, pour conserver le local, point indispensable dans ces mouvements groupusculaires.

Il n’est pas étonnant que Jeune Révolution informations se soit fait l’écho de rappels à l’ordre concernant la propreté et le rangement des lieux. Cela a-t-il été entendu par toutes les cellules ? On ne peut le savoir mais le fait de lancer ces appels montre en creux que cela n’allait pas forcément de soi. D’ailleurs, toutes ne possédaient pas leur propre local. C’était d’ailleurs un objectif à long terme évoqué dans le Jeune Révolution informations du 1er juin 1972.

La cellule ou plus souvent la section qui disposait de plus de moyens pouvait éventuellement être à l’origine d’un journal. Dans le cas des solidaristes, il s’agissait de petites feuilles ronéotypées témoignant des faibles moyens à leur disposition qui répercutait largement les mots d’ordre nationaux en l’adaptant éventuellement à la situation et aux réalités locales, tout en laissant la plume aux militants « locaux ». Ainsi, la section bretonne du MJR éditait Bretagne et liberté.  Au lecteur de Jeune Révolution informations était donnée l’impression d’un véritable maillage de l’Hexagone par les cellules et sections du mouvement. L’historien Joseph Algazy a évoqué dans son étude de l’extrême droite de 1965 à 1984 la tendance du MJR/MJS à s’attribuer des « fédérations régionales » fantômes. Il n’y aurait selon lui qu’une dizaine de sections23. De plus, François Duprat, tête pensante du groupe concurrent Ordre Nouveau, parlait lui en 1972 de groupes embryonnaires en province avec un nombre extrêmement réduit de militants24. Nous avons donc là une poussière de micro-groupuscules comme autant de petites communautés où tout le monde se connaît, répartis aux quatre coins de la France. A la tête de ce rassemblement hétéroclite se trouvait le « Bureau politique » ou BP qui était situé à Paris. L’organisation se voulait dès le numéro 1 de Jeune Révolution informations25 « rigoureusement centralisée » bien que dès 1971, la décentralisation soit annoncée pour décharger la section de Paris d’un travail trop lourd.

Quel était-il au juste ? Le Bureau Politique, qui se réunissait normalement toutes les semaines26, était composé de 7 personnes pour couvrir les sept principaux domaines d’action. Les dirigeants ont changé durant ces années tout comme certaines dénominations. Voici en octobre 1970 les sept branches du BP : la direction (Jean Caune), le contrôle politique (Gérard Bouchet), la formation politique (Marc de Scitivaux), la propagande-presse (Philippe Lemoult), les groupes d’action (Alain Boinet), la trésorerie (Christian Baeckroot) et le secrétariat national (Jean Pierre Stirbois).

A cette instance s’ajoutaient des réunions trimestrielles avec les responsables de Paris et de province dans le cadre du CSR ou Conseil solidariste de la révolution, en référence au Conseil National de la Résistance créé en 1962 pour défendre l’Algérie française repris lui-même du Conseil de la Résistance de la 2nde Guerre Mondiale. Cet organe « représentatif » du mouvement faisait le bilan des activités, des objectifs…

Un homme était central et, pourtant, on ne le voyait que très peu de l’extérieur. Son nom apparaît peu ou pas dans les journaux et revues du MJR/MSF, il s’agit de Jean-Pirre Stirbois qui fut durant toute la période étudiée secrétaire général du mouvement. Ses attributions furent délimitées dès le numéro 1 de Jeune Révolution informations en avril 1969 : celui-ci « organise les activités, coordonne les services et les sections, contrôle l’exécution du travail et la réalisation des objectifs, informe et s’informe »27. Cinq mois plus tard, son rôle fut précisé, à savoir s’occuper des liaisons avec les sections de province, recevoir la correspondance des sections et leurs rapports d’activité mais aussi contrôler la diffusion du journal et régler les problèmes d’administration28. Il n’est donc pas étonnant que ce soit lui qui ouvre le 1er numéro de Jeune Révolution informations en avril 1969. « Ancien responsable de la région parisienne, j’ai terminé mon service militaire à la fin du mois de février. Je dirige maintenant le secrétariat national. Je me suis donc mis au courant de tout ce qui concernait le mouvement ». En effet, le bulletin interne se voulait un des moyens privilégiés pour maintenir le contact ente les diverses cellules et sections, notamment à travers une chronique récurrente, la « vie des cellules » qui rapportait les actions et nouvelles des autres cellules. « Le JRI doit être un trait d’union entre les responsables de cellules », comme l’annonçait fièrement le 1er numéro. C’est surtout à travers lui que va être maintenu la croyance en une organisation aux ramifications multiples.

Ce bulletin interne ne nous révèle qu’une des faces émergées de l’iceberg que l’on ne peut que deviner. Les relations Secrétariat national/cellules se faisaient à travers des rapports d’activité (comprenant l’état des effectifs, les activités menées, le planning d’activités prévu pour le mois prochain, les objectifs, les problèmes divers…) et le rapport financier qui devaient tous deux être envoyés chaque mois. En voici un exemple diffusé dans le JRI d’octobre 1970.

Les relations étaient régulières et se faisaient dans les deux sens : d’un côté la transmission des mots d’ordre généraux et des décisions du BP, les journaux du mouvement, les notes techniques, circulaires, le JRI, des exemplaires de tracts tirés à Paris ou en province, de l’autre les informations locales, les tracts sur le point d’être diffusés…

C’est là le modèle, l’image de ce que devait être le mouvement pour ses cadres, au-delà des vicissitudes. Deux modèles se superposent. Le fonctionnement en « cellules » cloisonnées où prime le culte du secret était largement « hérité » de l’OAS-Métro-Jeunes dont étaient issus les courants solidaristes. Les dirigeants lorgnaient également de l’autre côté de l’échiquier politique vers le Parti Communiste qui lui aussi fonctionnait en cellules et sections. Un numéro du JRI de juin-juillet 1971 proposait d’ailleurs sur plusieurs pages une analyse de ce modèle dont transpire une admiration pour la formation des militants, la discipline de fer qui règne dans un parti de révolutionnaires professionnels qui était vu comme un parti d’élite, l’élite de la classe ouvrière, et non de masses.

Cette admiration pour ce modèle d’organisation et d’efficacité n’était pas nouvelle à l’extrême droite. On la retrouve notamment à travers le texte programmatique de Dominique Venner Pour une critique positive de 1962 tandis que les cadres de la Fédération des Etudiants Nationalistes (FEN) étaient invités en 1964 à lire le Que Faire ? de Lénine29. Plus tard, le Front National mettra sur pied sa fête des Bleu-Blanc-Rouge copiant la « fête de l’Huma ». Dans ces années 1960-1970, le Parti Communiste représentait très largement le prototype même du militantisme. Ce n’est pas un hasard si les premières études consacrées à ce phénomène d’engagement lui furent dédiées, notamment l’étude de Kriegel sur la contre-société communiste30.

A travers ce modèle communiste se lisait pour ces courants solidaristes une volonté de discipline, un sens de la hiérarchie. Ainsi, on apprenait dans le JRI de septembre 1969 que la contestation des ordres pouvait mener jusqu’à l’exclusion, menace qui s’est concrétisée un mois plus tard. Le JRI annonça alors que cinq « stagiaires » avaient été exclus pour cause d’indiscipline. Vraie ou pas, voici l’image que voulaient diffuser les cadres au sein du mouvement. L’influence du militantisme communiste se voyait également par la volonté de professionnaliser les militants. Là encore, de multiples signes nous le montre, que ce soit les rapports précis que devaient fournir chaque cellule ou encore des tentatives comme celle de mettre en place un « carnet du militant » (JRI de janvier 1970) dans lequel devaient être consignées toutes ses activités…

Il faut imaginer tout ce que cela peut représenter pour des jeunes adultes ou adolescents : rédiger des tracts, gérer un groupe, rendre compte d’un budget et d’activités ou encore organiser les camps-école. Dans le JRI de juillet 1969 était demandé aux responsables de sections d’envoyer au siège national la liste des militants, stagiaires, sympathisants « actifs » de la section avec leurs adresses et d’indiquer qui participera au camps d’été prévu pour le mois d’août. C’est là un apprentissage de la « rigueur » et de l’organisation important pour des jeunes. Jean-Pierre Stirbois devait gérer tout cela du haut de ses 24 ans en 1969.

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