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Au-delà des vents du Nord. L’Extrême droite, le nordicisme et les Indo-Européens

L’origine circumpolaire des Indo-Européens

 La droite radicale occidentale, et en particulier la Nouvelle Droite, soutient la thèse de l’origine circumpolaire des Indo-Européens. Cette théorie date, là encore, du XVIIIe siècle. Elle fut énoncée pour la première fois par l’astronome et mystique français Jean-Sylvain Bailly. Celui-ci avait essayé de démontrer l’origine polaire de l’Atlantide, centre primitif de la civilisation, voire berceau de l’humanité. Selon Bailly, les Européens seraient les héritiers les plus directs des Atlantes polaires. De fait, la théorie polaire est une part importante des corpus ésotériques occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Ces auteurs reprennent en fait la très ancienne tradition d’analyse de poèmes des différents peuples indo-européens antiques ayant pour thèmes ou faisant allusion à un foyer septentrional où les jours et les nuits dureraient six mois, où l’étoile Polaire se lèverait au zénith, etc. mettant ainsi en évidence un motif mythologique prouvant l’existence d’un foyer indo-européen originel, situé au niveau circumpolaire. Cependant, la référence au « Nord » est avant tout un mythème qui s’analyse en fonction du symbolisme cosmique des anciens européens.

Malgré tout, pour nos auteurs, cette thèse a pour elle de nombreuses traditions religieuses situant l’origine dans l’Extrême Nord. Hindous, Iraniens, Celtes se souviennent de ces îles du Nord du monde, du Pays des Hyperboréens à la longue nuit, qui est aussi la demeure des Dieux. Par conséquent, ceux-ci ne voient rien de pervers à soutenir la thèse nordico-polaire. De fait, Dominique Venner, l’ancien animateur du groupuscule racialiste Europe Action, partisan lui aussi de l’origine hyperboréenne des Indo-Européens, adapte en 2002 la théorie de l’origine circumpolaire des Indo-Européens en inventant le néologisme « boréen ». Ce néologisme remplace dans son esprit à la fois « hyperboréen » et « indo-européen » et dont le but affiché est « […] d’éviter une confusion entre la langue et l’ethnie dont elle est bien entendue l’une des manifestations essentielles »17. En effet, il considère qu’il y a une confusion possible entre les peuples indo-européens, les « Boréens » et les locuteurs de langues indo-européennes qui ne sont pas forcément des Indo-Européens au sens ethnique du terme. Malgré cette volonté toute relative de s’émanciper des thèses raciologiques, nos auteurs se réfèrent surtout intellectuellement aux travaux des chercheurs allemands des années vingt et trente.

En outre, nos militants vont aussi se référer à des auteurs tombés en désuétude. Ils vont progressivement redécouvrir les spéculations ésotériques sur l’origine polaire des Aryens. Ainsi, ils reprennent les thèses élaborées au début du XXe siècle par un nationaliste indien, membre du Parti du Congrès, Bâl Gangâdhar Tilak. Ce théoricien du renouveau hindouiste, en analysant les Védas et en étudiant la position des étoiles à l’époque védique, était arrivé à la conclusion que ces textes parlaient d’une région et d’une époque précises : le cercle arctique d’avant la dernière glaciation (Würm IV : -12 000 à -9 000 ans). Il concluait fort logiquement que les Aryens étaient eux aussi originaires de cette zone géographique, les identifiant implicitement aux Hyperboréens. Il va développer cette idée dans un livre intitulé Origine polaire de la tradition védique. Nouvelles clés pour l’interprétation de nombreux textes et légendes védiques, publié en 1903.

Ses thèses furent vulgarisées en 1980 dans Éléments, la revue de la Nouvelle Droite, lors de la réédition de son livre. L’article insiste sur la fréquence des références à un Nord mythique dans les cosmogonies des différents peuples indo-européens : « […] la plupart des passages [des Védas] laissés inexpliqués par les autres spécialistes peuvent l’être d’une manière satisfaisante et cohérente lorsque l’on se place du point de vue d’observateur situé à l’intérieur du cercle arctique, en notant toutes les caractéristiques de cette zone : absence de lever et de coucher des étoiles, longue nuit, suivie d’une longue aube, puis de jours et de nuits ordinaires, long crépuscule et à nouveau longue nuit, rotation complète des astres de gauche à droite, importance de la Grande Ourse qui se trouve toujours au zénith de l’observateur, lever du soleil au Sud après la longue nuit »18. Ces idées ont ensuite été diffusées dans les milieux universitaires par Jean Haudry : « L’étude des traditions, écrit-il, confirmée par l’interprétation de certains termes, comme la notion, rare dans les langues du monde, de “ciel du jour”, indo-européen *dyew-, et l’absence tout aussi exceptionnelle, d’une désignation du “ciel”, et surtout l’équivalence entre termes relatifs au jour de vingt-quatre heures et termes relatifs à l’année (la notion d’“aurore(s) de l’année”) conduisent à chercher l’origine de cette part de la tradition indo-européenne bien plus loin vers le nord que ne le font les archéologues, Kilian inclus »19.

Cependant, la théorie polaire est un thème classique des spéculations mystico-intellectuelles occidentales depuis la fin du XVIIIe siècle. Jean-Sylvain Bailly, un astronome mystique désirait montrer l’origine polaire de l’Atlantide. Une Atlantide serait aussi le centre primitif de la civilisation voire le berceau de l’humanité. Un autre ésotériste français, Antoine Fabre d’Olivet (1767-1825), soutenait depuis 1824 l’idée selon laquelle les Hyperboréens mythiques étaient les ancêtres de la race blanche, qui auraient émigré par la suite en Europe où ils s’implanteront définitivement. Cependant, la plus grande influence fut Friedrich von Schlegel. Celui-ci postula en 1803 que tout, sans exception, a son origine dans l’Inde. Il affirmait aussi que la connaissance de la civilisation indienne permettrait à l’Europe, déstabilisée par l’expérience révolutionnaire, à la fois de se régénérer, de retrouver ses racines et de vaincre ses tendances matérialistes.

Le nordicisme des ésotéristes occidentaux

Le nordicisme des ésotéristes se manifesta de deux façons. La première sera transmise par la Société théosophique de l’occultiste russe Helena Petrovna Blavatsky a aussi beaucoup écrit sur Hyperborée et les hyperboréens. Elle mélangera son nordicisme avec un corpus théorique occultiste orientalisant, situant cette Société entre Orient et Occident. Une situation qui lui permit, la diffusion de l’hindouisme et du bouddhisme de manière socialement significative en Occident. Elle a élaboré un système complexe de races et de sous-race et fait des Hyperboréens l’une des races-mères de son système. Elle affirmait dans ses textes décousus, compilations d’ouvrages scientifiques et ésotériques de son époque, que les Hyperboréens étaient la seconde race-mère de notre cycle qui ont du fuir le pôle suite à une glaciation. La cinquième race-mère, les Aryens, apparue en Asie, en serait les descendants et inaugurerait une restauration spirituelle. Ses spéculations ésotérico-raciales ont beaucoup influencé des auteurs racistes, néo-païens et nordicistes comme List et Lanz von Liebenfels. En effet, la Société théosophique, fondée en 1875 par Blavatsky connut un succès considérable dans le monde germanophone de cette fin de XIXe siècle.

La seconde transmission se fera par le biais de Tilak. Celui-ci influencera l’ésotériste français René Guénon et ce dernier aura le même rôle auprès de l’ésotériste d’extrême droite italien Julius Evola. Guénon considérait que l’origine de la « Tradition primordiale » était hyperboréenne, mais chez lui cette théorie est dépourvue de racisme, n’hésitant pas à qualifier le mythe de l’origine aryenne des civilisations, d’« illusion classique ». Guénon était persuadé que la tradition hyperboréenne était la plus ancienne de l’humanité et qu’elle avait rayonné sur les différentes civilisations à partir du Pôle. En ce sens, la « Tradition primordiale » guénonienne n’est ni occidentale, ni orientale mais nordique, car venant du pôle Nord.

L’idée guénonienne sera radicalisée l’œuvre de Evola, dans une optique nettement raciologique et nordiciste. Celui-ci était partiellement influencé par les thèses völkisch de Günther et ses amis. Il développa donc l’idée selon laquelle le foyer originel, la « contrée primordiale », depuis lequel a rayonné la « Tradition primordiale » se serait situé à proximité du pôle Nord (au sens géographique et symbolique du terme). Cette « contrée primordiale », foyer de l’« initiation solaire », prenant selon les récits qui s’y rapportent le nom de Thulé, Hyperborée, Avalon ou Asgard. L’abandon de ces terres aurait entraîné une émigration dans la zone atlantique du Nord vers le Sud puis de l’Occident vers l’Orient. Ce peuple primordial serait les Hyperboréens, ou les Atlantes les deux termes étant dans son esprit synonymes.

Le racisme nordique trouve chez Evola une variante culturaliste et traditionaliste, la race étant identifiée à un type spirituel, lui-même lié à un type mental ou culturel : le terme « race » renvoie, chez lui, à la « qualité » dans le sens d’une personne « racée ». La doctrine évolienne de la race doit conduire à autre chose qu’elle-même, ne pouvant en aucune façon avoir valeur de fondement. Le racisme biologique n’est donc, dans la perspective évolienne, que la dernière version du naturalisme moderne. Pour Evola, le racisme zoologique n’est qu’un aspect particulièrement grossier du règne de la quantité. D’ailleurs, il considérait la pensée völkisch comme une « involution ». Malgré ces propos, Evola fut proche successivement ou conjointement, des milieux völkisch, en particulier ceux autour de Hermann Wirth, ésotérisant (Evola répandra ses idées en Italie) et ceux autour de Günther, nordiciste.

L’esprit primordial septentrional aurait été alors vaincu par l’esprit méridional dépersonnalisant, socialitaire et fataliste, un esprit dont fait partie le christianisme dévirilisant. En effet, il considérait que l’avènement du christianisme avait enclenché un processus de dévirilisation du spirituel en provoquant la victoire de « la Lumière du Sud », une spiritualité lunaire, féminine et matriarcale, sur « la Lumière du Nord », solaire, virile, guerrière, royale et patriarcale, pour reprendre ses expressions évoliennes. En outre, Evola, à l’instar de Guénon, voyait dans l’Orient un monde encore ouvert à la transcendance en opposition à un Occident fermé à celle-ci.

Cette synchronicité, dans des contextes très différents, a permis la formulation à la fin du XIXe siècle d’une synthèse racialo-occultiste qui associait les thèses ésotériques hyperboréennes et l’origine nordique de la race aryenne, faisant de Hyperborée/Thulé, non seulement le berceau de la Tradition ésotérique primordiale mais aussi celui de la race blanche. Cette synthèse donnera naissance, au début du XXe siècle, à un discours raciologico-ésotérique, anti-chrétien voire néo-païen, des plus néfastes, que nous retrouvons tout au long de ce siècle, en particulier dans les milieux influencés par l’occultisme nazi et les thèses völkisch. Chez ces auteurs, Evola notamment, l’abandon du berceau polaire aurait entraîné une émigration dans la zone atlantique du Nord vers le Sud puis de l’Occident vers l’Orient, chaque éloignement du pôle aggravant le métissage et la perte de la supériorité raciale et spirituelle.

 Après la Première Guerre mondiale, la théorie de l’origine hyperboréenne des Aryens survit chez les auteurs völkisch, notamment chez un philologue germano-néerlandais, Hermann Wirth, membre du parti nazi dès 1925, qui sera en contact avec Julius Evola. Il est l’auteur en 1928 de l’ouvrage Der Aufgang der Menscheit (« La naissance du genre humain »), dans lequel il développait l’idée que ce qui avait rendu le pôle impropre à la vie et forcé les Hyperboréens à émigrer en Europe était un décalage des pôles. Wirth sera, à partir de 1935, le directeur de l’institut de la SS, l’Ahnenerbe Institut (« Institut de l’Héritage ancestral »), créé à l’instigation de Himmler, adepte de la localisation nordique de l’Atlantide. En effet, selon Pierre Vidal-Naquet, « […] l’Atlantide était une question fréquemment évoquée et qui intéressait le Reichführer SS Himmler en personne. Il a répandu cette idéologie atlanto-nationaliste, reprise de Rudbeck, dans l’Europe occupée, y compris en France. Il s’agissait donc bien, comme à l’époque des Lumières, de changer de peuple élu. C’est au sein de cette institution que, pour la première fois, le nom de l’île d’Heligoland (Heilig Land, le pays sacré) fut proposé »20. L’intérêt de ces recherches était d’autonomiser les origines germaniques par rapport aux thèses proche-orientales, de permettre de manifester une supériorité qui ne devait rien aux religions abrahamiques. L’idée de la localisation nordique de l’Atlantide sera reprise après la Seconde Guerre mondiale par un pasteur nazi, Jürgen Spanuth, qui identifia l’île d’Heligoland à l’Atlantide, en mer du Nord, et feignit d’avoir lui-même découvert cette idée. Cette idée aura d’autant plus de succès que le caractère nazi de cette théorie tendra ensuite à disparaître de son œuvre.

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Le renouveau des thèses ésotérico-politiques

La Nouvelle Droite va reprendre le thème ésotérico-politique de l’origine hyperboréenne des Indo-Européens. Celui-ci sera notamment développé par l’écrivain Jean Mabire, membre du GRECE et l’un des premiers promoteurs du néo-paganisme politique français, dans un ouvrage intitulé Thulé. Le soleil retrouvé des Hyperboréens (Mabire, 1978). Mabire y reprend les spéculations sur l’origine polaire des peuples nordiques ainsi que les développements de Spanuth. Il y défend l’idée de préserver la pureté de la race blanche : l’un des titres de chapitre s’intitule « Le vrai secret de Thulé reste la conservation du sang ». Il fait aussi une profession de foi antichrétienne. Certains compagnons idéologiques de Mabire reprendront les idées de Tilak qu’ils mélangeront aux thèses nordicistes et à l’ésotérisme formulé par Evola, permettant la construction de nouveaux discours nordicistes minimisant les références nazies.

Ces thèses furent aussi défendues par Alain de Benoist, notamment en 1977 dans Vu de Droite : « Après la parution d’Atlantis, Jürgen Spanuth a reçu plus de 16 000 lettres de lecteurs, parmi lesquels beaucoup de savants. Beaucoup estiment qu’il a ouvert une piste sérieuse »21. La thèse de Spanuth a aussi été vulgarisée auprès du grand public au début des années soixante-dix par Louis Pauwels, qui surfait sur le succès de Planète. En effet, celui-ci a dirigé aux Éditions Cultures, Art, Loisirs une collection intitulée la « Bibliothèque de l’irrationnel » traitant notamment de « l’archéologie mystérieuse » qui elle-même faisait une place importante à cette théorie.

Parallèlement à cela, des auteurs d’extrême droite vont être influencés par cette synthèse. Ils vont alors se mettre à soutenir des positions proches des thèses raciologiques du XIXe siècle. L’un des exemples les plus significatifs de ce type de position peut être vu dans les discours de Bernard Marillier. Celui-ci est un disciple identitaire de Julius Evola. Il a consacré un livre sur la symbolique du svastika22 selon un point de vue évolien. L’auteur reprend, dans cet ouvrage, non seulement l’idée völkisch de l’origine polaire du svastika, en omettant de préciser qu’il s’agit de l’un des signes symboliques les plus fréquents avec la roue solaire et la croix équilatérale mais aussi un symbole profane d’utilisation fréquente au début du XXe siècle23, mais il reprend aussi la thèse de l’origine circumpolaire des Indo-Européens. En effet, celui-ci voit dans le svastika le symbole « d’une race-souche primordiale et, au-delà, d’une humanité originelle blanche vivant en contact direct avec le pur Principe divin »24, une idée largement développée sous le Troisième Reich et reprise, de façon édulcorée il est vrai, par l’écrivain Jean Mabire, auteur d’un grand nombre de livres apologétiques sur la SS.

Marillier affirme que la « race boréale », « aryenne », est « La » race primordiale qui aurait fui le cercle polaire à la suite de la glaciation de celui-ci à l’ère paléolithique. Ce « peuple », en quittant son environnement originel, aurait transmis sa sagesse aux autres peuples. Au fur et à mesure de leur périple, ces peuples hyperboréens se seraient métissés et donc auraient perdu progressivement leur supériorité spirituelle et raciale. Celui-ci associe enfin la noblesse et la race nordique : « Les textes profanes nous donnent souvent la description du modèle racial du “vrai chevalier” : grand, élancé, blanc de peau, corps bien découplé, visage gracieux et régulier, cheveux blonds ondulés (symbole des forces psychiques émanées de Dieu, de la chaleur spirituelle, et beauté royale), à l’image du roi David toujours représenté blond roux et surtout du Christ à la chevelure d’un blond lumineux à l’exemple des dieux ouraniens païens. Même si cette beauté, d’origine nordique, est restée un idéal servant de référence symbolique, elle n’en a pas moins correspondu, du moins à l’origine de la chevalerie, directement issue d’un substrat racial nordico-germanique, à une réalité ethnique qui s’est conservée dans les hautes couches de l’ordre chevaleresque (empereurs, rois, princes et barons), comme en témoignent encore de nos jours certains éléments non dégénérés des familles nobles françaises et européennes, beauté et noblesse étant liées »25. Enfin, Marillier soutien la très raciste théorie d’un Christ « Aryen », victime des Juifs. En effet, il postule, influencé par les thèses de Spanuth et Mabire, que le Christ, Galiléen, descendrait de l’un des « Peuples de la mer » septentrionaux. Ce discours est un héritage direct de la culture ésotérico-raciste völkisch précédemment citée.

 Toutefois, le discours purement raciologique reste confiné dans les marges les plus radicales de ces milieux, en particulier ceux qui prônent l’« affirmation ethnique » comme les identitaires, en particulier ceux réunis autours des anciens néo-droitiers Pierre Vial, Jean Haudry, Jean Mabire, Robert Steuckers et Guillaume Faye. En général, le nordicisme est influencé par leur passé idéologique. En l’occurrence, ce nordicisme est souvent très présent chez les miliants issus de courant comme Europe-Action, comme le GRECE des années soixante ou les néonazis. Bref, tous ceux qui considèrent que les différences culturelles sont fondées biologiquement, et leur mélange ne peut être qu’une source de décadence. Selon ceux-ci, la « race indo-européenne » est menacée par un certain nombre de périls au nombre desquels nous trouvons l’islamisme, l’immigration, le métissage et l’impérialisme anti-européen des Américains. La solution résiderait alors dans une défense de l’identité raciale, une « ethnopolitique » à l’échelle de la race blanche. Cependant, le culturel-différentialiste s’est globalement substitué au biologisme inégalitaire théorisé par les différentes tendances de l’extrême droite dans les années d’après-guerre.

Notes

1 Cf. Bernard Sergent, « Penser – et mal penser – les Indo-Européens », Annales ESC, nº 37, juin-août 1982.

2 Henry Rousso, Le Dossier Lyon III. Le rapport sur le racisme et le négationnisme à l’université Jean Moulin, Paris, Fayard, 2004, pp. 196-205.

3 Jean Haudry, /span>Les Indo-Européens, Paris, Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 1981 ; réédition : Les Indo-Européens, Saint-Jean-des-Vignes, Éditions de la Forêt, 2010.

4 Jean Haudry, La Religion cosmique des Indo-Européens, Milan/Paris, Archè/Les Belles Lettres, 1987.

5 Jean Labussière, Nationalisme allemand et christianisme 1890-1940, Paris, Connaissances et savoirs, 2005, p. 48.

6 Pour l’exemple français : Hans F. K. Günther, Les Peuples de l’Europe [1929], Chevaigne, Éditions du Lore, 2006 ; Religiosité indo-européenne [1934], Puiseaux, Pardès, 1987 ; Platon eugéniste et vitaliste [1966], Puiseaux, Pardès, 1987 ; Mon témoignage sur Adolf Hitler [1969], Puiseaux, Pardès, 1990.

7 Pierre-André Taguieff, « L’héritage nazi. Des nouvelles droites européennes à la littérature niant le génocide », Les Nouveaux Cahiers, nº 64, printemps 1981, pp. 11-12.

8 Michael Billig, L’Internationale raciste. De la psychologie à la « science des races », Paris, Maspero, 1981, p. 125.

9 Roger Pearson fera partie du comité de patronage de Nouvelle École de 1972 à 1981.

10 Patrick Moreau, Les héritiers du IIIe Reich. L’extrême droite allemande de 1945 à nos jours, Paris, Seuil, 1994, p. 254.

11 Ibid., p. 256.

12 Pierre Vial, Une terre, un peuple, Paris, Éditions Terre et peuple, 2000, p. 233.

13 Jean Haudry, « Les Indo-Européens étaient bien… des Européens », Éléments, nº 100, mars 2001, p. 49.

 14 Lothar Kilian, De l’origine des Indo-Européens, Paris, Le Labyrinthe, 2000.

 15 Jean Haudry, « Les Indo-Européens étaient bien… des Européens », Éléments, nº 100, mars 2001, p. 49.

 16 Gérard Fussman, « Préface », in Michel Hulin et Christine Maillard (dir.), L’Inde inspiratrice. Réception de L’Inde en France et en Allemagne (XIXe et XXe siècles), Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 1996, p. 8.

 17 Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens. 30 000 ans d’identité, Paris, Éditions du Rocher, 2002, p. 68.

 18 Jean Remy, « Du Septentrion à l’Indus », Éléments, automne 1980, nº 36, p. 54.

 19 Jean Haudry, 2001b, « Dharma. Entretien avec Jean Haudry », Antaïos, nº 16, printemps 2001, p. 20.

 20 Pierre Vidal-Naquet, L’Atlantide. Petite histoire d’un mythe platonicien, Paris, Les Belles Lettres, 2005, p. 127.

 21 Alain de Benoist, Vu de droite, Paris, Le Labyrinthe, 2001, p. 40.

 22 Bernard Marillier, Le Svastika, Puiseaux, Pardès, 1997.

 23 Cf. Marc Cluet (dir.), La Fascination de l’Inde en Allemagne 1800-1933, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2004.

24 Bernard Marillier, Le Svastika, op. cit., p. 75.

25 Bernard Marillier, Chevalerie, Puiseaux, Pardès, 1998, pp. 36-37.

1 Comment on Au-delà des vents du Nord. L’Extrême droite, le nordicisme et les Indo-Européens

  1. tempspresents // 25 avril 2011 à 4:46 //

    Pour aller plus loin : Stéphane François, « La Nouvelle droite et les indo-européens », Terrain, n°56, mars 2011, pp.136-151.

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