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Pauvres en migration, globalisation des économies et affaiblissement des modèles intégrateurs

alberto-giacometti-l-homme-qui-marche-photographies-sculptures-tableaux-oeuvres-art-images-prix-de-vente-record-plus-chers-cheres-millions-classement-top-liste-prix-elevesPar Alain Tarrius

De nouvelles formes migratoires, que l’on nomme « transnationales », se développent sur les pourtours méditerranéens depuis le début des années 90. Nous avons eu l’opportunité d’en étudier les premières manifestations et, depuis, de suivre régulièrement leur évolution : ce n’est donc pas une enquête que nous présentons dans cet article, mais une synthèse de travaux de vingt années environ. Ces transmigrations se caractérisent par une mise en mouvement de collectifs de migrants pauvres qui ne cherchent pas à se sédentariser mais plutôt à parcourir, en de vastes tournées ou de fréquents allers-retours, plusieurs nations riches. Les réseaux et les circulations que ces collectifs déploient sont organisés soit en de longues rotations, des sortes de « tournées » de chez soi à chez soi, sans qu’il y ait sédentarisation, soit en des allers-retours de type pendulaire

, d’une ville d’origine à une autre1. Ces nouveaux migrants, d’ici et de là-bas2, par opposition à ceux que l’on désignait comme ni d’ici ni de là-bas3, colportent des richesses, par exemple actuellement des produits électroniques, mais aussi des vêtements et des pièces de rechange de voitures, afin de les diffuser dans les meilleures conditions parmi les populations pauvres des pays riches ou parmi les nations pauvres : un « entre pauvres », « poor to poor », qui sert au mieux les ambitions commerciales de grandes firmes multinationales. En effet le marché des pauvres présente un intérêt majeur pour ces entreprises mais les voies de l’import-export sont régulées par des instances internationales et nationales qui veillent, taxes et contingentements obligent, au bon ordre des hiérarchies de la richesse. La mobilisation des transmigrants pour contourner ces règles, passer les frontières en instituant des économies souterraines, et tirer leurs revenus des importants différentiels de valeurs dégagés de la levée de facto des régulations douanières, se généralise sur tous les continents.

C’est ainsi que des recherches récentes nous ont permis d’évaluer à environ 62 000 Marocains chaque semaine (comptage à la frontière franco-espagnole du Perthus) le transit transnational entre Maroc, Espagne et sud de la France, permettant à environ 300 000 de leurs proches résidant dans ces pays européens des revenus supérieurs à ceux qu’ils tirent de travaux sédentaires. De la même façon, nous avons décrit très récemment des tournées d’Afghans4, au nombre de 215 000 environ par an, qui colportent en Europe, via la Bulgarie (comptages : ports bulgares de Bourgas et Varna, et frontière turco bulgare), des produits électroniques du Sud Est asiatique importés par Dubaï en « destination terminale ». Les prix de vente de ces produits, dans la grande distribution européenne, procureraient un chiffre d’affaires de plus de six milliards cinq cents millions d’euros. Les Afghans ne se sédentarisent pas, durant leur migration, mais fournissent à bas prix des commerçants Syriens installés à Sofia, ou des Turcs, revendeurs de ces produits, ironiquement labellisés « tombés du camion », en Allemagne et dans l’Est de la France, où ils résident. Pour exemple, un caméscope moderne, enregistrant directement sur DVD et doté d’une optique remarquable, qui se vend, en France et en Allemagne, dans les chaînes commerciales de la distribution ‘officielle’, autour de 1 200 euros, n’en coûte que 410 à Dubaï, 430 à Sofia et 480 à Strasbourg « tombé du camion ».

Nous assistons en somme à une mobilisation internationale de la force de travail d’un nouveau type, commercial et très conforme à l’évolution générale des échanges, à la « globalisation des économies », qui ne se substitue pas à la classique mobilisation de main d’œuvre pour des activités localisées, pour des séjours sédentaires, mais la complète. Cependant l’apparition et la mise en mouvement de ces collectifs modifient en profondeur les rapports que les migrations « classiques » entretiennent avec les sociétés traversées ou d’accueil. Les espaces de leurs mobilités peuvent être considérés comme des territoires circulatoires transnationaux où se manifestent des régulations et des normes originales : celles-ci, signifiées par des sortes de « notaires informels », concernent les valeurs d’honneur attachées aux échanges de parole, (respect des engagements commerciaux, maintien d’une forte distance aux économies souterraines mafieuses,…) caractéristiques de ces économies souterraines là, mais encore aux régulations familiales (maintenir une carte de séjour pour les circulants, accueillir d’autres migrants de ce type, gérer seule la famille pour une épouse de transmigrant, .. ) ; par contre elles accroissent le problèmes des distances aux voies de l’intégration, et notamment aux institutions publiques qui ménagent aux migrants sédentaires une place dans les dispositifs sociaux, culturels et sanitaires nationaux. Ce glissement de l’accueil sédentaire national vers les circulations transnationales, de l’im-migration aux mobilités internationales, apparemment « libérateur » des contraintes d’une plus ou moins forte intégration, se paie au prix fort d’une aliénation grandissante aux dispositifs citoyens de solidarité.

Des populations aux situations migratoires diverses.

Le modèle des migrations transnationales que nous décrivons, empiriquement établi, supporte des situations plus ou moins proches, plus ou moins contrastées. Elles dépendent, pour l’essentiel, d’une part des capacités des migrants de négocier leurs places dans ces économies, d’autre part de leur situation par rapport aux règles de séjour dans les nations de destination ou de traversée5.

Une osmose se réalise actuellement parmi les populations de migrants sur le pourtour méditerranéen entre les formes classiques de mobilisation de la main d’ouvre étrangère et les formes transnationales, produisant en quelque sorte une « mise en mouvement » généralisée : le migrant « classique » complète sa présence sur des chantiers, agricoles, urbains, industriels, par des allers-retours commerciaux vers les villes, villages, pays d’origine ; il s’agit d’une « bonne mesure » pour ceux qui sont en situation de séjour régulier. Pour les Marocains, par exemple, la famille, le plus souvent multi localisée au Maroc, en Espagne, en France, en Italie et en Belgique, est très sollicitée pour faciliter le maintien de la régularité du séjour de tel ou tel transmigrant, et sa capacité de circulation transnationale mensuelle ou bimensuelle : sollicitation de l’épouse pour le maintien des régulations intrafamiliales, des filles pour les incessantes démarches auprès des organismes professionnels et sociaux, des garçons adolescents pour un complément de main d’œuvre durant les trajets. On peut dire que, dès lors qu’un migrant participe, même faiblement, aux activités de colportage transnational, il entre dans une spirale de relative autonomisation : chacun, autour de lui, négocie une distance aux voies et moyens de l’intégration sédentaire ; la sortie de jeunes adolescents du système scolaire, dès lors que se présente l’opportunité d’un emploi le long des territoires des circulations, dans l’une ou l’autre des nations européennes accueillant des branches familiales, en est une des manifestations les plus flagrantes6. Cette description concerne surtout des populations circum méditerranéennes, comme les Marocains, les Algériens et les Turcs7 et proche orientales comme les Syriens, les Irakiens et les Afghans, ou encore divers peuples caucasiens.

Des régions plus lointaines sont concernées par ces formes migratoires qui négocient sédentarités dans les pays d’origine et de destination et mobilités commerciales ; le Sénégal est un cas emblématique de ces transnationalismes à grandes distances : Mourides8 et autres populations sénégalaises effectuent ces allers et retours commerciaux entre Marseille et le Sénégal9, à des fréquences moindres que les Marocains, qui se déplacent dans leurs propres véhicules, mais pour des chargements de plus grandes valeurs.

L’exemplarité marseillaise

Parmi la diversité des formes migratoires transnationales que nous avons observées, le cas de Marseille10 et des réseaux des économies souterraines entre le Maghreb et le Bassin méditerranéen occidental est particulièrement révélateur de leur genèse, de leur incessante trans-formation.

Dans les années 1985-87, trois cent cinquante commerces tenus par des migrants d’origine Maghrébine, essentiellement algérienne, oeuvraient dans le quartier historique central, en déshérence, de Belsunce. On dénombrait alors 81 familles propriétaires des fonds de commerces, dont 39 algériennes, 27 tunisiennes et 15 marocaines. Sept cent milles personnes, dont environ trois cent mille immigrants en Europe, transitaient annuellement par ce quartier et y effectuaient toute sorte d’achats qui compensaient les difficultés d’approvisionnement des nations maghrébines. Le chiffre d’affaires de ces commerces évalué par la SEDES (bureau d’études de la Caisse des Dépôts et Consignations) en 1987 était d’environ trois milliards de francs (environ cinq cent millions d’euros), compte non tenu des contrefaçons (pièces détachées de voitures, vêtements,…) ni des voitures passées en contrebande. Les 350 petites boutiques tapies dans un quartier en déshérence de Marseille réalisaient ensemble la « galerie marchande » la plus puissante des côtes méditerranéennes européennes…

Quatre événements contribuèrent, à la fin des années 80, et au début des années 90, à une transformation de ce dispositif commercial :

la limitation des visas entre l’Algérie et la France,

les effets de la crise politique algérienne : le Front Islamique du Salut tentant de prélever un impôt « révolutionnaire » sur les commerçants algériens, ceux-ci passèrent en grand nombre la gérance de leurs commerces à des Marocains.

la grande expansion migratoire marocaine, qui transforma l’histoire sociale de l’Espagne et de l’Italie, de nations d’émigration en nations d’immigration, et, toujours forte, instabilise particulièrement les politiques et pratiques législatives de ces nations vis-à-vis des étrangers. Les centralités marocaines des réseaux de migrants commerciaux se sont rapidement généralisées de Bruxelles, place traditionnelle, vers Marseille, Milan, Naples, Francfort, et diverses villes espagnoles ; ce mouvement se déclencha à la fin des années 80 à partir, d’abord, d’associations à Bruxelles entre des réseaux de Marocains et de Turcs.

la densification des réseaux d’économies souterraines de l’Est européen et leur connexion avec les réseaux méditerranéens orientaux ou maghrébins.

Au fur et à mesure de ces événements les modalités de fonctionnement en réseaux complexes l’emportèrent sur celles de place marchande unique avec ses logistiques simples de transports de lieu à lieu. Les Algériens des commerces internationaux ayant passé la main aux Marocains et aux Tunisiens se replièrent plutôt sur des commerces de proximité, dans les marchés publics ou dans les quartiers des villes relativement mal desservis, cependant que leurs successeurs accentuaient fortement la nature et la forme du dispositif commercial vers l’internationalité. Les entrepreneurs maghrébins de Marseille, au lieu de gérer localement en moyenne quatre commerces locaux ouvrirent des entrepôts de chargement de marchandises ou encore des magasins en plus grand nombre le long des espaces supports aux réseaux. Ils acquirent ainsi une plus grande efficience commerciale, mobilisant désormais des « fourmis » domiciliées tout au long des parcours.

A Marseille leur visibilité devint évidemment moindre alors même que leur influence et leur richesse s’accroissaient de multiples délocalisations. En fait, soixante seize familles des quatre-vingt une présentes en 1985, opèrent toujours dans le centre de Marseille (17 d’entre elles, algériennes, ont confié des gérances à des Marocains) et ont été rejointes par 43 familles marocaines et 2 tunisiennes. Le dispositif marseillais gérant les économies souterraines internationales comptait à l’automne 2000, soit dix années environ après l’irruption marocaine, 126 familles de commerçants (22 algériennes, 29 tunisiennes et 75 marocaines) qui possédaient en moyenne sept commerces ou entrepôts de chargement le long des réseaux, de la frontière italienne au Maroc, soit plus de 800 établissements.

Des identités autres

Ces réseaux réalisent des proximités peu usuelles, pour l’heure, entre des lieux que les longues histoires sociales et culturelles locales et nationales avaient fortement différenciés de part et d’autre des frontières nationales. En même temps elles attribuent à des villes, ou groupes de villes, des fonctions de centralité, plus spécifiques, dans la totalité que représente le territoire créé par les sociabilités nouvelles découlant des multiples circulations.

C’est dans l’immédiateté des échanges, dans les mises en scène de la quotidienneté, mais encore, et en même temps, dans l’identification des nouveaux contextes, des recompositions territoriales qui hébergent ces nouvelles formes banales de la vie sociale que peut se développer le travail de compréhension : une anthropo-sociologie de la complexité et de la totalité, basée sur une empirie radicale, qui tend à saisir les rapports interindividuels, à construire le sens de leurs finalités et de leurs exigences d’organisation sociale, territoriale. Ces migrants de la pauvreté sont des acteurs des devenirs collectifs.

Lieu, mouvement et hiérarchies identitaires

L’apparition de collectifs, plus ou moins stables et durables, où les critères d’identification des individus, la hiérarchie des préséances, sont tributaires des temporalités, des fluidités, des mobilités, et plus précisément des capacités d’appartenances multiples de chacun, provoque en premier lieu la modification de vieux schèmes comportementaux. L’ordre que l’on a si longtemps présenté comme universellement édificateur des légitimités identitaires, l’attachement au lieu, et les diverses hiérarchies qu’il génère, ne fait plus réellement sens dans ces milieux.

Dans les situations qui nous préoccupent, de nouvelles notions nous permettent de penser ces articulations entre d’une part les espaces sociaux et économiques mondiaux en gestation et d’autre part l’apparition des initiatives de populations pauvres capables de tirer ressource de leur savoir excéder des cadres politiques, de « mise en sédentarité », des lieux-nations et de leurs frontières : l’institution de régulations, d’une forte normativité des échanges tout au long des itinéraires des réseaux en est une illustration..

A Marseille en 1985, à Montpellier, Perpignan ou Barcelone en 1992, à Alicante, Crévillente, Grenade, Almeria en 2000, nous avons toujours rencontré ces réunions, dans un café ou une arrière boutique, où un « notaire informel » facilite les transactions commerciales, puis en contrôle le déroulement. Ces réunions réalisent des lieux-moments exceptionnels dans l’organisation sociale et l’affirmation identitaire de ces collectifs : c’est alors que certains, au bout de mois ou d’années d’errance, sont cooptés par les réseaux, et désormais s’ouvre à eux un univers inépuisable d’opportunités économiques, de trajectoires de réussite personnelle et familiale. C’est l’instant où fléchissent, s’effacent parfois, les barrières des différences ethniques, et le Polonais, le Bulgare, l’Italien, le Turc, le Maghrébin, l’Africain subsaharien, etc. .., engagent des échanges durables, partagent une éthique de l’honneur intermédiaire entre les croyances des uns et des autres. Dès lors, la parole donnée ne peut être rendue ou reprise, qu’après une dénonciation vigoureuse par le « notaire informel » : la dérogation aux codes d’honneur toujours rappelés lors de l’entrée dans ces univers des réseaux est immédiatement sanctionnée par un redoutable exil, une exclusion radicale et rapide.

Des territoires de la mobilité

Ces territoires, nous les nommons territoires circulatoires. Cette notion constate la socialisation d’espaces supports à des pratiques de mobilité. Elle introduit une double rupture dans les acceptions communes du territoire et de la circulation ; en premier lieu elle nous suggère que l’ordre né des sédentarités n’est pas essentiel à la manifestation du territoire, ensuite elle exige une rupture avec les conceptions logistiques des circulations, des flux, pour investir de sens social le mouvement spatial. Le déplacement, qui ne peut dans cette perspective être considéré comme l’état inférieur de la sédentarité, confère à ceux qui en font leur principal lieu d’expression du lien social le pouvoir du nomade sur le sédentaire : la connaissance des savoir-faire chemin, condition de la concentration-diffusion des richesses matérielles et immatérielles, donne force sur l’ordre des sédentarités, et plus particulièrement sur sa manifestation première, l’espace urbain.

Les individus qui se reconnaissent à l’intérieur des espaces qu’ils investissent ou traversent au cours d’une histoire commune de la mobilité, initiatrice d’un lien social original sont étranges au regard des « légitimes autochtones ». Cette étrangeté même les place en position de proximité : ils connaissent mieux que les résidents les limites, territoriales et normatives de la ville. L’expansion de ces territoires, inséparable des solidarités qui les constituent en topiques d’échanges de haute densité et diversité, génère sans cesse de nouvelles connivences avec de nouveaux autres, fédérés au collectif circulatoire pour mieux transiter, atteindre des marchés, des emplois, des sites, de plus en plus lointains. Les différences attachées à l’ethnicité, en sont de plus en plus bannies dès lors que se manifeste cette éthique sociale intermédiaire ; en somme, l’identité commune à tous les arpenteurs des territoires circulatoires est faite de la plus grande interaction possible entre altérités… ainsi naissent et se côtoient ces nouveaux mondes cosmopolites.

La mobilité spatiale exprime donc plus qu’un mode commun d’usage des espaces : des hiérarchies sociales, des reconnaissances, qui donnent force et pouvoir, qui dissimulent aussi aux yeux des sociétés de sédentaires des violences et des exploitations non moins radicales. Les personnes en situation d’errance, quelles que soient leurs origines et leurs fortunes, paient un tribut élevé pour acquérir un peu de protection des nouveaux nomades,  ces circulants maîtres de leurs mobilités : passages de frontières à risques, clandestinités diverses, tâches pénibles sans limites autres que l’épuisement de certaines formes de travail « au noir »…

Les circulations produisent et décrivent de nouvelles unités urbaines composées d’éléments de diverses villes, villages, toujours d’étapes ; ces espaces-temps urbains se manifestent comme une vaste centralité et substituent la fluidité de leur organisation multipolaire, transnationale, sans antériorité autre que celle permise par l’actualité et l’opportunité des transactions économiques et de la diversité des interactions sociales, à l’ordre historique rigide des hiérarchies nationales de périphéries et de centres locaux. Une grande fluidité caractérise les lieux d’articulation entre territoires circulatoires et espaces locaux, de telle sorte que tel emplacement, marché, rue commerçante, agrégé à l’espace des réseaux, peut en disparaître rapidement pour apparaître tout aussi rapidement dans un autre quartier de la ville, de la périphérie, de villes ou villages voisins.

Ces « petits » migrants qui rejoignent par dizaines de milliers les circulations internationales, après avoir parfois longuement tenté des trajectoires d’intégration dans les sociétés d’accueil, après aussi des errances non moins difficiles, sans papiers, sans famille, deviennent des nomades : le projet diasporique d’assimilation ne les concerne pas, celui de l’errance ne les concerne plus, ils se tiennent à distance des valeurs des sociétés d’accueil, après avoir acquis un minimum de légalité, se déploient, souvent familialement, dans des espaces internationaux qui excèdent des conditions usuelles à l’entrée dans les hiérarchies locales de l’identité. Les attitudes des jeunes Maghrébins de ces milieux, par rapport à l’éducation, sont davantage tournées vers la résolution de la question « comment se débrouiller parmi cette population là », que vers l’acquisition de savoirs techniques précis (Jean-Pierre Zirotti, 2000). A l’adolescence tel jeune quittera sa famille parentale pour rejoindre, lorsque l’opportunité d’une activité se présente, tel oncle ou autre parent dans un pays européen différent (Tarrius 1997).

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