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Les Extrêmes droites françaises dans le champ magnétique de la Russie

Sculpture d’Antony Gormley.

Le Carnegie Council et la Foundation Open Society Institute, en coopération avec l’Open Society Initiative for Europe ont mis en place un programme sur le soft power russe en France, dirigé par Marlène Laruelle.

Vous pouvez télécharger le deuxième rapport réalisé par Nicolas Lebourg, dans sa version française, Les extrêmes droites françaises dans le champ magnétique de la Russieou dans sa version anglaise The French Far Right in Russia’s Orbit.

Vous pouvez retrouver toutes les ressources du programme depuis sa page sur le site du Carnegie Council.

Présentation : Les extrêmes droites ne se réduisent pas en France au parti de la famille Le Pen. Plurielles et fonctionnant en réseaux, elles sont aujourd’hui largement dans le champ magnétique de la Russie. Cependant, cela n’est réductible ni à l’aura de Vladimir Poutine, ni aux besoins de financements de Marine Le Pen. Sur la question russe, les engagements militants desnationalistes français vont du combat culturel présentant des doxa géopolitiques au combat armé, les débats entre eux sont riches et renvoient à leur définition du rapport entre ethnies et nation dans leurs conceptions organicistes. Les guerres en ex-Yougoslavie et en Ukraine ont permis une considérable accélération de l’orientation à l’Est de ces formations, ainsi que de leurs relations pratiques avec la scène politique russe.

SummaryFar-right groups in France are not restricted to the party of the Le Pen family. They are diverse, operate through networks, and are now well within Russia’s force field. But this is not only the result of Vladimir Putin’s charisma or Marine Le Pen’s need for funds. The Russian question has drawn French nationalist activists into combat, both at the rhetorical level—over the promotion of competing geopolitical visions—and at the level of armed combat. These debates are rich, grounded in their organicist thinking and its definition of the relationship between ethnicities and the nation. The wars in the former Yugoslavia and in Ukraine have considerably intensified both the orientation of these groups toward Moscow and the practical aspects of their relationships to the Russian political scene.

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