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Un Printemps de radicalisations ?

Source :pixabay

Une page de Charlie Hebdo ayant eu quelque souci à l’impression, l’hebdomadaire a mis celle-ci en ligne. Vous y retrouverez un article relatif au traitement médiatique des Black blocs sous la plume de  Jean-Yves Camus. C’est aussi l’occasion d’une petite revue de presse des interventions médiatiques récentes de contributeurs de #FTP lors de ces toutes dernières semaines.

La question de l’antisémitisme est revenue avec constance, se posant le problème de sa différenciation par pays, comme dans cet entretien au Monde (Jean-Yves Camus), ou, sous un autre angle, dans l’émission Au bout du jour de la RTBF (Jean-Yves Camus).. Cependant, ce souci brûlant ne saurait justifier des excécrations autres, comme ont souhaité le souligner les signataires d’une tribune répondant à celle sur le « nouvel antisémitisme », parmi lesquels divers des nôtres (Sylvain Crépon, Stéphane François, Joël Gombin, Jean-Loïc Le Quellec, Nicolas Lebourg).

Quant à la question du terrorisme, elle ne saurait se résoudre ni par magie ni par démagogie comme indiqué à l’Obs (Yves Trotignon), pas plus en France qu’en Belgique (Yves Trotignon), dans le cadre d’un djihadisme en évolution tel qu’exposé dans cette vidéo d’un colloque à Paris II (Yves Trotignon). En outre, le djihadisme a des effets sur les autres radicalités politiques, tel que cela fut traité dans cet échange avec Libération, puis étoffé dans ce billet sur Fragments sur les Temps Présents (Jean-Yves Camus et Nicolas Lebourg). La question des radicalités est d’autant plus une dialectique partielle entre celles-ci qu’existe un combat culturel entre elles forgeant les représentations, sujet qui sur le pendant d’extrême droite fut vu dans The Conversation (Stéphane François).

L’agitation altérophobe fut aussi celle de Génération Identitaire à l’encontre des migrants. Vous pouvez retrouver cet entretien sur RTL (Jean-Yves Camus) Mais le mouvement identitaire correspond à une histoire et une vision du monde, traitées au sein de cette note (Jean-Yves Camus) et de cet article (Stéphane François). Elles renvoient également à un imaginaire de la guerre raciale, exprimée plus violemment par certains nationalistes, comme y revient cette note de lecture (Jean-Yves Camus).

Pour autant l’analogie avec le fascisme reste ô combien fragile comme rappelé dans ce débat sur Europe 1 (Jean-Yves Camus), même si un phénomène comme le Bastion social y puise était-il dit plus tôt (Guillaume Origoni), quoique ayant des antécédents français également (Nicolas Lebourg). La situation n’est pas non plus celle de la tentative du coup d’Etat de 1961, même si aujourd’hui comme alors les services de renseignement s’avèrent mobilisés comme démontré ici (Nicolas Lebourg). Certes, peut se poser la question d’une possible recrudescence de l’extrême droite activiste, tel que dans ce passage de France culture (Jean-Yves Camus), mais sans omettre que les effets de style renvoient également à la distribution des places dans le marché des extrêmes droites, tel qu’évoqué dans cet article (Stéphane François).

Pendant ce temps, la famille Le Pen s’européanisait. Jean-Marie Le Pen a rejoint une formation transnationale fort radicale, décrite en détail pour Médiapart ici (Nicolas Lebourg). Le FN tentait de réunir l’extrême droite européenne autour de sa présidente à Nice, sujet de cette intervention sur France 5 (Jean-Yves Camus), afin de se positionner avant le prochain scrutin comme rappelé sur RFI (Nicolas Lebourg), le tout, comme décrit aux Inrocks, participant d’un marché général des droites (Sylvain Crépon). La question du devenir électoral du FN ne saurait cependant se limiter aux problèmes d’incarnation de Marine Le Pen, les deux étant l’objet de cette discussion sur France culture (Nicolas Lebourg).

Sur l’autre bord de l’échiquier politique la question de l’agitation de l’ultra gauche a été l’occasion d’une intervention auprès de La Croix de Jean-Yves Camus, et d’une autre de Guillaume Origoni afin de souligner que l’on n’est pas face à une violence gratuite mais participant d’une culture politique. Elle relève néanmoins d’une stratégie partiellement symbolique comme dit dans cet entretien (Guillaume Origoni). L’historique de cette nébuleuse et les raisons de son essor ont été traités dans cet article (Nicolas Lebourg). Mais, globalement, ces heurts ne sauraient masquer l’instabilité structurelle continue des gauches comme exposé dans cet entretien à L’Humanité (Fabien Escalona), d’autant que le contexte européen de la social-démocratie est fragile comme débattu sur RFI (Fabien Escalona).

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